France-La vidéosurveillance d'Abdeslam de nouveau devant la justice

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    PARIS, 27 juillet (Reuters) - Le Conseil d'Etat examinera 
jeudi matin un recours déposé par Salah Abdeslam, suspect-clef 
des attentats du 13 novembre 2015, contre sa vidéosurveillance 
permanente en prison, a-t-on appris auprès de son avocate et de 
l'institution.  
    Trois juges du Conseil d'Etat seront chargés d'examiner 
cette requête en référé, et ils devraient se prononcer très 
rapidement, précise-t-on, confirmant une information du 
Parisien.  
    Salah Abdeslam avait déjà demandé au tribunal administratif 
de Versailles de suspendre en urgence sa vidéosurveillance, 
faisant valoir son droit au respect de sa vie privée. 
 ID:nL8N19Z2EX   
    Mais dans une ordonnance rendue le 15 juillet, le juge des 
référés du tribunal avait estimé qu'il n'y avait pas d'urgence à 
mettre fin à ce régime. 
    "Nous avons fait appel de l'ordonnance de référé", a déclaré 
à Reuters Me Claire Waquet, avocate de Salah Abdeslam devant le 
Conseil d'Etat.  
    Le recours a été déposé lundi, et il sera examiné jeudi à 
10H30, a-t-elle précisé, ce qu'a confirmé l'institution. 
    "Plus une situation dure, plus il devient urgent de la faire 
cesser", a ajouté Claire Waquet.  
    Salah Abdeslam est placé à l'isolement, sous 
vidéosurveillance permanente, dans la prison de Fleury-Mérogis 
(Essonne), où il est incarcéré depuis le 27 avril. 
    Ce système vise, d'après le gouvernement, à prévenir tout 
risque de suicide ou d'évasion. "On le surveille pour l'amener 
vivant à son procès dans quelques années", juge son avocat Frank 
Berton, d'après qui on le "rend dingue".  
    Des détails sur son quotidien en détention - de son brossage 
de dents au nombre de djellabas en sa possession - ont été 
révélés par voie de presse, début juillet, après une visite à 
Fleury-Mérogis (Essonne) d'un député Les Républicains. 
    Un amendement de l'opposition retenu dans le cadre du projet 
de loi qui prolonge l'état d'urgence renforce la base légale 
permettant des mesures de vidéosurveillance en prison.  
    Cela pourrait mettre à mal l'un des arguments de la défense 
de Salah Abdeslam, souligne Le Parisien. Devant le tribunal 
administratif de Versailles, Frank Berton avait en effet 
contesté le régime juridique encadrant la vidéosurveillance, un 
arrêté pris par le ministre de la Justice le 9 juin. 
 
 (Chine Labbé, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • M8252219 il y a 5 mois

    Le quinquénnat de F.H : palme d'or du quinquennat le plus sanglant de la Veme République . Il va sortir avec beaucoup de médailles et de titres : déficit publique , dette de la France , Chômage .......