France-La vente aux enchères des actifs de Mia Electric annulée

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BORDEAUX, 17 décembre (Reuters) - La vente aux enchères du lot principal des actifs de l'ex-constructeur de voitures électriques Mia Electric a été annulée mercredi par le tribunal de commerce de Niort (Deux-Sèvres). Le tribunal a déclaré illicite l'offre d'achat par la SCI Les Roseaux concernant les brevets, la marque et la chaîne de production, obtenus pour 1,35 millions d'euros en septembre. Les magistrats ont suivi les réquisitions du parquet qui avait déjà obtenu la suspension des effets de cette vente en référé le 15 octobre, estimant que le gérant de la SCI, Babak Shafi, avait agi pour le compte de Mia Génération Babak Shafi est actionnaire à 50% de Mia Génération, société créée en Vendée par l'ex-présidente de Mia Electric Michèle Boos pour relancer une fabrication de voitures électriques largement inspirées du véhicule fabriqué à Cerizay dans les Deux-Sèvres. A peine cette acquisition faite Michèle Boos s'était félicitée dans un communiqué qu'un des actionnaires de sa nouvelle société ait fait cette acquisition alors qu'en tant qu'ancienne dirigeante d'une entreprise liquidée elle ne pouvait légalement présenter la moindre offre. Michèle Boos avait révélé que ses actionnaires étaient des industriels du secteur des batteries électriques, Kokam et Fulmen, ainsi que Focus Asia, consortium d'investisseurs basé en Allemagne déjà actionnaire principal de Mia Electric. Par cette décision, le tribunal restitue les actifs litigieux au mandataire liquidateur sur le site de Mia Electric. Ce nouvel épisode du feuilleton concernant Mia Génération survient cinq jours après la mise en examen de Michèle Boos pour banqueroute, abus de biens sociaux et escroqueries. Mia Electric était né de la reprise de l'activité de véhicules électriques du groupe Heuliez à Cerizay par l'investisseur allemand Edwin Kohl en 2010. La ministre de l'Environnement Ségolène Royal avait voulu en faire un fleuron de sa politique pro-économie verte alors qu'elle présidait la Région Poitou-Charentes au point de faire entrer l'institution régionale dans le capital à hauteur de 5 millions d'euros et d'apporter 1,5 ME million en compte courant. Mia Electric avait été mis en liquidation le 12 mars dernier avec plus de 200 salariés licenciés à la clé. (Yves Clarisse)

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  • jbellet le mercredi 17 déc 2014 à 17:21

    le beau palmares de sego.... de l'argent jeté par les fenetres voila ce dont elle est capable