France-La transition énergétique, une opportunité économique-OFCE

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    PARIS, 1er décembre (Reuters) - La transition énergétique 
constitue une opportunité à saisir pour l'économie française, 
selon l'OFCE qui estime que des mesures en ce sens doivent être 
mises en oeuvre dès le prochain quinquennat afin d'en tirer le 
meilleur profit. 
    "La transition énergétique ne saurait être retardée par 
crainte d'impacts économiques récessifs", indique l'Observatoire 
français des conjonctures économiques dans une note publiée 
jeudi. 
    Selon les travaux menés par l'OFCE en partenariat avec 
l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie 
(Ademe), "loin de peser sur les perspectives de reprise 
économique, la transition énergétique pourrait au contraire 
apporter un léger regain de croissance pour l'économie française 
au cours des trente prochaines années - et ce, dès le prochain 
quinquennat".  
    D'après leurs calculs, des effets macroéconomiques 
expansionnistes liés à la mise en oeuvre d'une transition 
énergétique reprenant les principaux objectifs de la loi 
relative à la transition énergétique et pour la croissance verte 
d'août 2015 pourraient être ressentis en 2022.   
    Par rapport à une poursuite de la trajectoire actuelle, 
cette évolution se traduirait en 2022 par un gain de croissance 
de l'ordre de 0,4% de PIB et la création de 183.000 emplois 
supplémentaires.  
    Cette évolution permettrait également une amélioration de 
0,2 point de PIB de la balance commerciale, avec le remplacement 
des énergies fossiles importées par des énergies renouvelables 
produites sur le territoire national.  
    A l'horizon 2050, le surcroît de PIB par rapport au scénario 
de référence atteindrait 3%, soit 0,1% de croissance annuelle 
supplémentaire sur la période, souligne l'institut de recherches 
économiques lié à Sciences Po Paris. 
    Il prévoit également à cette date 704.000 emplois 
supplémentaires et un impact positif de 1,7% de PIB sur la 
balance commerciale.     
    Le modèle utilisé par les auteurs de cette étude prévoit 
notamment une évolution du "mix électrique" - c'est-à-dire la 
répartition des différentes sources utilisées dans la production 
électrique totale - avec une diminution de la part du nucléaire, 
mais aussi l'accentuation du recours aux énergies renouvelables 
au détriment des combustibles fossiles et l'instauration d'une 
contribution climat-énergie.  
    "Cet impact positif ne pourra toutefois être obtenu que si 
la transition est pleinement lancée dans les cinq prochaines 
années", soulignent les auteurs de l'étude en déplorant que "les 
questions climatiques et de politique énergétique ne semblent 
pas figurer parmi les priorités des débats autour de la 
prochaine élection présidentielle".  
         
    La note de l'OFCE: 
    http://www.ofce.sciences-po.fr/pdf-articles/actu/AR-PolicyBrief8-BAT-3-.pdf 
 
 (Myriam Rivet, édité par Yves Clarisse) 
 
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