France-La SNCF poursuit le renforcement des mesures de sécurité

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    PARIS, 3 avril (Reuters) - La SNCF continue le renforcement 
des mesures de sécurité initié après l'attaque avortée dans un 
Thalys avec notamment une modernisation de la vidéosurveillance 
et une multiplication des contrôles, a expliqué dimanche 
Guillaume Pepy, président de la SNCF.   
    Depuis, les attentats de novembre à Paris et Saint-Denis, 
ceux de Bruxelles fin mars et la proximité de l'Euro de football 
- qui se tiendra du 10 juin au 10 juillet prochains en France - 
ont encore accru cet engagement. 
    La SNCF consacre aujourd'hui environ 400 millions d'euros 
par an aux mesures de protection et cette dépense va sans doute 
augmenter de 50%, a déclaré Guillaume Pepy lors du Grand 
Rendez-Vous Europe 1-Le Monde-iTELE, en précisant qu'"il n'y 
aura pas d'augmentation du prix du billet, il n'y aura pas de 
taxe de sûreté" pour les usagers.      
    "Les attentats, y compris l'attentat du Thalys (fin août, 
ndlr), nous ont tous bouleversé et les gares peuvent être une 
cible", a-t-il dit. "On ne prendra plus le train de la même 
façon."   
    "Quand vous arrivez à la gare, les agents de la SNCF vont 
pouvoir vérifier vos bagages et même effectuer des fouilles de 
sécurité, ce qui n'était pas possible avant", a indiqué 
Guillaume Pepy.  
    Le renforcement des contrôles à l'intérieur des gares sera 
également assuré par une trentaine de maîtres-chiens et une 
vingtaine d'unité d'agents "profileurs" qui surveilleront en 
temps réel les images captées par un système de 
vidéosurveillance modernisé, avec des caméras numériques 
intelligentes équipées de logiciels de repérage des mouvements 
suspects.  
    Au niveau des quais, "nous maintenons les portiques de 
sécurité pour les Thalys, il n'est pas question de les retirer", 
a assuré le président de la SNCF.   
    Dans une quinzaine de grandes gares françaises - dont la 
gare Montparnasse et celle de Marseille - les portiques de 
contrôle des billets à l'entrée des quais se verront adjoindre 
des dispositifs de détection des explosifs et des armes, ce qui 
permettra d'effectuer de façon simultanée la vérification des 
billets et les contrôles de sécurité, a-t-il poursuivi.    
    Guillaume Pepy a également évoqué le déploiement à bord des 
trains d'environ 3.000 agents de sûreté en civil armés, 
"habilités et entraînés à tirer", en complément des dispositifs 
de vidéosurveillance en place dans de nombreux trains.  
    Ces mesures, dont certaines sont déjà en application et 
d'autres devraient entrer en vigueur au moment de l'Euro "sont 
des mesures pérennes pour l'avenir", a-t-il précisé.      
    "On ne peut pas contrôler tout le monde", a prévenu 
Guillaume Pepy en ajoutant que même si "les voyageurs ne vont 
pas se transformer en shérif (...) on a tous un petit rôle à 
jouer."  
    D'après le président de la SNCF, le 31 177, numéro d'urgence 
par SMS mis en place par la SNCF en décembre dernier, a été 
utilisé 3.000 fois le mois dernier.  
 
 (Myriam Rivet, édité par Jean-Philippe Lefief) 
 
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