France-La sédation irréversible en fin de vie devient loi

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    PARIS, 27 janvier (Reuters) - Les députés français ont 
adopté mercredi une proposition de loi qui permet de plonger 
dans une sédation irréversible les patients en phase terminale 
sans toutefois aller jusqu'à légaliser l'euthanasie. 
    Les sénateurs devaient faire de même mercredi soir et le 
texte mis au point par une commission mixte paritaire (CMP) la 
semaine dernière sera alors définitivement adopté. 
    Cette proposition de loi, présentée par les députés Jean 
Leonetti (Les Républicains) et Alain Claeys (PS), traduit 
l'engagement pris par François Hollande durant sa campagne 
présidentielle de 2012 de dépasser la loi de 2005. 
    Le texte, qui complète donc la loi du 22 avril 2005, prévoit 
dans sa version définitive une "sédation profonde et continue" 
sous certaines conditions comme, par exemple, "lorsque le 
patient atteint d'une affection grave et incurable et dont le 
pronostic vital est engagé à court terme présente une souffrance 
réfractaire aux traitements". 
    Il rend contraignantes pour les médecins les directives 
anticipées laissées par les malades sauf, par exemple, 
"lorsqu'elles apparaissent manifestement inappropriées ou non 
conformes à la situation médicale". 
    Tous les groupes -- PS, LR, UDI, Front de gauche -- ont 
majoritairement voté ce texte à l'exception des radicaux de 
gauche, de certains écologistes et de quelques socialistes qui 
souhaitaient aller jusqu'à la légalisation du suicide 
médicalement assisté. 
    L'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD) 
estime dans un communiqué que cette proposition de loi "ne 
représente en rien une avancée réelle pour les patients en fin 
de vie et leur famille". 
    A l'opposé, des élus LR membres de l'Entente parlementaire, 
l'aile droitière du principal groupe d'opposition, ont voté 
contre ou se sont abstenus sur cette proposition de loi qu'ils 
considèrent "comme un droit à la mort". 
    La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a apporté son 
soutien à la nouvelle loi. "C'est une avancée majeure qui 
consacre la volonté de la personne, la liberté de la personne, 
le dignité de la personne", a-t-elle affirmé. 
 
 (Emile Picy, édité par Yves Clarisse) 
 
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