France-La primaire à gauche "s'impose", estime Cambadélis

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    * Une primaire, le "seul moyen de remporter la 
présidentielle" 
    * Le "périmètre" de la gauche pose problème, dit Cambadélis 
 
    PARIS, 18 février (Reuters) - L'organisation d'une primaire 
"rassemblant toute la gauche" s'impose pour remporter l'élection 
présidentielle de 2017, a déclaré jeudi le premier secrétaire du 
Parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis.  
    Le chef de file du parti s'était jusqu'à présent dit ouvert 
à la tenue d'une primaire - à l'image de celle organisée par la 
droite et le centre de novembre - sans pour autant aller jusqu'à 
dire que cette consultation s'imposait.  
    "Je suis pour une primaire de toute la gauche", a-t-il dit 
sur BFM TV RMC. "Elle s'impose." 
    "Elle doit permettre de définir un candidat unique de la 
gauche, c'est le seul moyen de gagner la présidentielle" , 
a-t-il ajouté. "S'il y a émiettement à gauche, eh bien nous 
serons éliminés au premier tour".    
    En 2012, à la dernière élection présidentielle, la gauche 
était partie en ordre dispersée mais François Hollande avait 
remporté une primaire à laquelle seuls des socialistes et le 
président du parti radical de gauche avaient concouru. 
    Mais la perspective d'une possible accession du Front 
national au second tour en 2017 a poussé ces derniers mois les 
dirigeants de gauche à réfléchir à un moyen d'éviter un trop 
grand nombre de candidatures. 
    L'aile gauche du PS a adopté fin janvier à l'unanimité un 
texte appelant leur parti à participer à l'organisation de 
primaires citoyennes pour désigner le candidat des gauches.  
    Les écologistes Cécile Duflot et Emmanuelle Cosse, qui a 
rejoint le gouvernement la semaine dernière la faveur du 
remaniement, se sont ralliées à cette idée.  
     
    HOLLANDE "LE PLUS CRÉDIBLE" 
    En revanche Jean-Luc Mélenchon, candidat Front de gauche à 
la présidentielle de 2012, s'y oppose et a déjà annoncé début 
février sa candidature.  
    "S'il y a une primaire de toute la gauche, elle s'imposera à 
toute la gauche", a dit Jean-Christophe Cambadélis. "Elle 
s'imposera a tout le monde, donc au président de la République", 
qu'il juge être le "candidat le plus crédible." 
    "Mais pour l'instant, il n'y a pas une primaire de toute la 
gauche parce que ce qu'on nous propose c'est une primaire d'une 
partie de la gauche contre une autre partie de la gauche", 
a-t-il ajouté, faisant allusion notamment à Jean-Luc Mélenchon. 
"Le problème n'est pas la primaire c'est son périmètre".  
    Plusieurs ministres de François Hollande ont jugé récemment 
qu'il serait impossible pour un président en exercice de mener à 
bien sa mission tout en faisant campagne pendant des mois pour 
s'imposer comme le candidat de son camp à un second mandat. 
    Le 11 février dernier, au soir du dernier remaniement 
gouvernemental, le chef de l'Etat avait tenu des propos qui 
maintenaient une certaine ambiguïté mais qui évoquaient 
clairement cette difficulté.     
    "Ce que je crois le plus profondément c'est que les partis 
peuvent librement s'organiser, il peut y avoir des initiatives, 
mais ce que j'ai à faire c'est à avancer, ce que j'ai à faire, 
c'est à réformer jusqu'au bout", avait-il dit aux journalistes 
de France 2 et TF1 qui l'interrogeaient sur une primaire. 
    "Mais aujourd'hui (...), nous sommes à 14 mois de l'élection 
présidentielle, je vais déjà me mettre en campagne alors que je 
n'ai pas encore fait tout ce que j'ai à faire ?" 
 
 (Marine Pennetier, avec Ingrid Melander, édité par Yves 
Clarisse) 
 
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