France-La police fait échec à une manifestation interdite à Rennes

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    RENNES (Ille-et-Vilaine), 14 mai (Reuters) - Quelques 
centaines de personnes, entre 400 et 500 selon les sources, se 
sont rassemblées samedi après-midi dans le centre de Rennes pour 
protester contre les "violences policières", bravant 
l'interdiction de manifester décrétée par les autorités après 
une nuit de violences dans la préfecture d'Ille-et-Vilaine. 
    Réunis sur l'esplanade Charles-de-Gaulle, elles ont été 
cernées par de très importantes forces de police et de 
gendarmerie qui avaient mobilisé des canons à eau et un 
hélicoptère. 
    Les manifestants, qui portaient lunettes, foulard et capuche 
pour se protéger des gaz lacrymogènes, ont brièvement affronté 
en début d'après-midi les forces de l'ordre qui ont fait usage 
de grenades lacrymogènes pour les repousser sur l'esplanade. 
    Ils entendaient dénoncer des blessures infligées par les 
forces de l'ordre lors des précédents défilés contre la loi 
travail et ont justifié les dégradations survenues dans le 
centre-ville au cours de la nuit de vendredi à samedi. 
    "Ces violences répondent à la violence de l'Etat, à la 
précarité, à l'usage de l'article 49.3 pour faire passer la loi 
travail, auxquels s'ajoutent les violences policières", a 
déclaré à Reuters Hugo Poidevin, membre de l'Union des étudiants 
communistes. 
    Vendredi soir, plusieurs vitrines d'agences bancaires et de 
téléphonie mobile, ainsi que celles de deux commerces de 
vêtements et d'un commissariat ont été détruites à coups de 
barres de fer par près de 300 activistes lors d'une "action très 
rapide de guérilla urbaine", a indiqué la préfecture. Cinq 
personnes ont été interpellées lors des incidents. 
    Du Nigeria, où il est en visite, le président François 
Hollande a condamné ces violences.  
    "S'il est nécessaire d'assurer la protection d'un certain 
nombre de manifestations et d'assurer cette liberté, aucune 
violence ne peut être acceptée parce qu'elle atteint les biens 
des personnes et en plus elle mobilise les forces de sécurité 
qui aujourd'hui doivent être essentiellement consacrés à la 
protection de notre territoire et de notre population face à la 
menace terroriste", a-t-il dit. 
 
 (Pierre-Henri Allain, édité par Yann Le Guernigou) 
 
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