France-La pétrochimie rejoint le mouvement contre la loi Travail

le
2
    LAVERA, Bouches-du-Rhône, 18 mai (Reuters) - Les salariés 
des sites pétrochimiques du bassin de Fos-sur-Mer, éléments 
stratégiques de l'économie française, ont annoncé mercredi leur 
volonté de rejoindre le mouvement contre la loi Travail, 
évoquant un possible blocage des installations. 
    "Le blocage d'installations importantes pour le pays doit 
créer les conditions d'une réponse forte aux attaques du 
gouvernement", a dit à la presse Sébastien Varagnal, délégué CGT 
d'Inéos, l'une des trois raffineries en activité sur le site. 
    Dans ce bastion local, où la première organisation syndicale 
française règne presque sans partage dans la manutention 
portuaire et l'industrie pétrochimique, l'objectif est de 
provoquer une "convergence des luttes" pour faire fléchir le 
gouvernement et l'amener au retrait de la loi.  
    "C'est un coup de semonce. On ne se contentera pas d'arrêts 
de production, on bloquera s'il le faut les dépôts pour 
pénaliser l'économie dans son ensemble", ajoute-t-il. 
    Le processus a été lancé par les salariés du port de 
Marseille, qui ont entamé mardi un mouvement de grève de 72 
heures reconductible. La semaine prochaine, les salariés de 
Total observeront à leur tour une journée de grève le 23, ceux 
de Kem One le 24 et de Fluxel, gestionnaire des terminaux 
pétroliers, le 25 mai. 
    "Un calendrier d'actions qui peut s'accélérer", souligne le 
secrétaire général CGT du port de Marseille, Pascal Galéoté. "On 
a simplement besoin que les grosses structures syndicales, comme 
la pétrochimie et les transports, impulsent le mouvement". 
    La CGT estime que le temps joue en sa faveur dans ce 
mouvement qu'elle juge "profond et multiforme", mais aussi 
révélateur des "démantèlements sociaux sur fond de politique 
d'austérité" menée par l'exécutif français.  
    "On n'est pas dépendant du calendrier parlementaire. Si le 
gouvernement a la volonté d'amener le pays sur un blocage 
économique, il en assumera la totale responsabilité", indique le 
secrétaire départemental de la CGT, Olivier Mateu. 
    La participation en baisse aux différents cortèges mardi 
n'est pas, pour le syndicat, un reflet exact de la dynamique. 
    "Le plus important est de prendre possession de notre outil 
de travail pour amplifier ce mouvement", résume Pascal Galéoté. 
"La phase d'observation est terminée, on entre dans l'action". 
 
 (Jean-François Rosnoblet, édité par Yves Clarisse) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • frk987 il y a 8 mois

    Z'avez raison foutez le feu à l'Elysée au lieu de faire ch./.. le citoyen !!!!!!

  • M4189758 il y a 8 mois

    JPi - Chez ces gens là, monsieur, c'est pas qu'on n'aime pas la loi travail mais c'est qu'on n'aime pas le travail.