France-La perspective d'une réforme du contrat de travail s'éloigne

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* L'exécutif redoute une croissance sans emplois * Valls et Macron veulent lever les freins à l'embauche * Ils se heurtent à de fortes résistances syndicales et à gauche (Avec conférence sociale, déclarations, contexte) par Emmanuel Jarry PARIS, 3 avril (Reuters) - La perspective d'une réforme rapide du contrat de travail s'éloigne, évoquée récemment par le Premier ministre Manuel Valls, ont estimé vendredi des participants à une réunion dédiée à un bilan de la loi de sécurisation de l'emploi de 2013. Le patronat souhaite notamment la mise en place d'un contrat à durée indéterminée (CDI) "sécurisé", limitant les risques de contentieux en cas de licenciement. Mais "concernant l'évolution des contrats de travail, on a senti que la porte était plutôt fermée du côté du gouvernement", a dit à la presse le président du syndicat des patrons de petites et moyennes entreprises (CGPME), François Asselin. "Il a été dit aujourd'hui, dans cette réunion, qu'il n'y aurait pas de nouveau contrat de travail", a déclaré pour sa part le premier secrétaire de la CFDT, Laurent Berger. Il avait auparavant fermé la porte à une telle réforme, évoquée par Manuel Valls et par son ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, qui voudraient en faire un levier contre la "peur d'embaucher". "Le débat sur le contrat de travail est un débat qu'il faut arrêter tout de suite", a dit le N°1 de la CFDT. "Il n'y aucune justification, en termes de création d'emplois, à assouplir le contrat de travail." L'exécutif redoute que la timide reprise de la croissance ne s'accompagne pas de créations d'emplois, comme la dernière note de conjoncture de l'Insee le laisse prévoir. ID:nL6N0WZ36Y Dans un entretien au magazine Challenges, Manuel Valls a notamment dit vouloir "ouvrir le chantier de l'emploi dans les PME" via une réforme du contrat de travail. LES RÉFORMATEURS DU PS SONT POUR Le ministre de l'Economie a pour sa part souhaité jeudi que le "droit à l'erreur" en matière d'embauche soit reconnu aux employeurs et s'est dit pour des "simplifications" en ce sens. Ils sont soutenus par le "Pôle des réformateurs" du Parti socialiste au pouvoir, qui revendique 50 parlementaires. Dans une lettre au N°1 du PS, Jean-Christophe Cambadélis, ils subordonnent leur ralliement à une "motion de rassemblement" préparée pour le congrès du parti, début juin, à l'intégration d'un passage prônant une réforme du marché du travail. "Sur tous les grands sujets -- temps de travail, évolution des rémunérations, salaire minimum, contrats de travail, modalités de rupture de ces contrats, il faut pousser plus avant la négociation avec les partenaires sociaux pour redonner de la souplesse à notre marché du travail", écrivent-ils. Mais l'idée d'une réforme du contrat de travail se heurte à l'hostilité des syndicats et d'une grande partie de la majorité parlementaire. Le fait que la CFDT, syndicat le plus ouvert à la réforme, ait fermé la porte complique encore les choses. Le chef de la délégation du Medef, Jean-François Pilliard, a cependant assuré n'avoir décelé aucune conclusion définitive sur ce sujet de la part du gouvernement : "Aucune décision, ni pour ouvrir ni pour fermer, n'a été annoncée par les deux ministres qui étaient présents à cette réunion", a-t-il dit. Il a estimé que la question pourrait revenir sur la table lors d'une nouvelle conférence sociale programmée en juin et consacrée à la situation des PME et très petites entreprises. Si la question ne semble pas d'actualité "pour le moment", a pour sa part déclaré le secrétaire général de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, "ça ne veut pas dire que cela ne reviendra pas par la fenêtre au mois de juin". PRUDENCE GOUVERNEMENTALE Il a estimé que la déroute de la gauche, divisée, aux élections départementales et la perspective du congrès du PS jouaient sans doute un rôle dans la prudence du gouvernement. Selon lui, Emmanuel Macron a déclaré vendredi matin au bureau du Conseil national de l'industrie qu'un autre sujet de controverse, celui des accords "offensifs" de maintien de l'emploi, n'était pas non plus d'actualité. ID:nL6N0X00GH C'est une autre demande patronale : l'extension aux sociétés en phase de développement des accords de maintien de l'emploi prévus par l'ANI de 2013 pour moduler temporairement la durée du travail ou les rémunérations dans les entreprises en difficulté. Là aussi, cette idée, à laquelle les réformateurs du PS se montrent sensibles, se heurte à l'hostilité des syndicats. "Pour la CFDT, ça n'existe pas", a déclaré Laurent Berger. Un nouveau rendez-vous est prévu en mai entre le ministre du Travail, François Rebsamen, et les partenaires sociaux, pour compléter l'évaluation des dispositifs existants. (Edité par Yves Clarisse)

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  • janaliz le samedi 4 avr 2015 à 19:36

    Si une partie des salariés du privé ne sont pas pénalisés par les jours de carence, vous oubliez simplement que ce coût n'est pas supporté par la collectivité, mais par l'entreprise. Il faut aller au bout des raisonnements. Et c'est donc un privilège que les actionnaires payent, ne vous en déplaise, sans que je trouve cela anormal.

  • M6483692 le samedi 4 avr 2015 à 19:05

    M8252219,vous oubliez tout le monde au smic,lol,concernant les 3 jours de carence,75% des salariés du secteur privé ne les ont pas,vous semblez l'ignorer,alors,on fait comment?on leur supprime ce privilège?

  • janaliz le vendredi 3 avr 2015 à 18:20

    Les réformes socialistes : je parlotte, tu parlottes, nous parlottons..... et ça fait 3 ans que ça dure et nous attendons toujours... Le chef de la synthèse s'égaye au hasard des commémorations et autres inaugurations, en passant par la Lorraine où les bourdes fleurissent, fleurissent... sans oublier la rue du cirque où il pose de ton temps en temps son havresac...

  • M8252219 le vendredi 3 avr 2015 à 16:45

    Les réformes qui auraient du être faites:la TVA SOCIALE tous les français et d'autres en bénéficient et certains en profitent,tous devraient participer à sont financement,pas seulement les salariés et les entreprises.RÉDUCTION de moitié du nombre des élus et des fonctionnaires à tous les niveaux nationaux et locaux,SUPPRESSION: de tous les régimes et statuts spéciaux:travail tous à 39 hrs payées 35:tous la retraite à 65 ans avec le même calcul;tous à 3 jrs de carence en arrêt maladie.