France-La majorité socialiste à l'Assemblée encore affaiblie

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PARIS, 6 janvier (Reuters) - Le groupe socialiste de l'Assemblée est sur le point de perdre sa majorité absolue à l'Assemblée nationale avec la défection d'un député qui s'apprête à rejoindre les radicaux de gauche, a-t-on appris mardi de sources parlementaires. La majorité absolue, fixée à 289 sièges, dont dispose le PS est déjà virtuelle depuis la démission le 4 novembre dernier de Pierre Moscovici devenu commissaire européen. Une élection législative partielle est prévue les 1er et 8 février dans la quatrième circonscription du Doubs pour le remplacer mais les chances du candidat socialiste sont ténues, Pierre Moscovici ayant été élu en juin 2012 avec 49% des voix lors d'une triangulaire face à l'UMP et au Front national. Mais même en cas d'hypothétique victoire dans le Doubs, le sort de la majorité absolue du PS apparaît déjà scellé. Jean-Pierre Maggi, député de la huitième circonscription des Bouches-du-Rhône depuis 2012 après la mort d'Olivier Ferrand, dont il était le suppléant, s'apprête selon plusieurs sources à quitter le groupe PS pour rejoindre les radicaux de gauche. "Il nous a fait part de sa volonté de changer de groupe pour nous rejoindre", a-t-on déclaré mardi au groupe des radicaux de gauche en rappelant que l'an passé l'élu s'était déjà apparenté au Parti radical de gauche (PRG). Le groupe socialiste peut toutefois compter sur les deux socialistes qui en ont été exclus pour des raisons judiciaires, Sylvie Andrieux et Thomas Thévenoud, ainsi que sur son plus fidèle allié, le groupe des radicaux de gauche qui, avec le ralliement de Jean-Pierre Maggi, rassemblerait 18 députés, soit autant que celui des écologistes. Actuellement, le groupe PS et apparentés compte 288 élus, l'UMP 198, l'UDI (centriste) 30, les écologistes 18, les radicaux de gauche 17 et le Front de gauche 15. Au Sénat, la droite est redevenue majoritaire après le scrutin du 28 septembre dernier. La gauche n'y détenait qu'une faible majorité devenue vite virtuelle du fait du vote très souvent négatif du Front de gauche et parfois des écologistes. (Emile Picy, édité par Yves Clarisse)

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  • M7361806 le mardi 6 jan 2015 à 14:07

    ce serait plus simple si le PS n'avait pas fait battre le sénateur BAYLET président du PRG par un UMP !