France-La limitation du nombre de conseillers gouvernementaux passe mal

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    * Certains gros ministères sous tension 
    * Possibles nouvelles nominations après les législatives 
    * Une règle révisée sous les précédents quinquennats 
 
    PARIS, 19 juin (Reuters) - "Pas tenable" : le nombre limité 
de conseillers dans les cabinets des ministres, une règle fixée 
par quasiment tous les chefs de l'Etat en début de mandat avant 
d'être abandonnée en cours de route, fait grincer des dents en 
ce début de présidence d'Emmanuel Macron, notamment au sein des 
gros ministères.  
    Face à une situation "sous tension", l'entourage du chef de 
l'Etat a laissé entendre la semaine dernière que le remaniement 
qui suivrait les législatives pourrait être l'occasion de la 
création de nouveaux secrétaires d'Etat afin de "soulager" 
certains ministères.    
    L'idée n'est pas "de faire plaisir, on n'envoie pas des 
messages, on veut de l'efficacité", souligne-t-on à l'Elysée, où 
l'on refuse de préciser le nom des ministères qui pourraient 
être concernés. 
    La réduction "massive des effectifs des cabinets" avait été 
évoquée en février, pendant la campagne présidentielle, par 
Emmanuel Macron. Dans un entretien aux Echos, l'ancien ministre 
de l'Economie indiquait vouloir les ramener autour "de cinq 
personnes afin que les ministres s'appuient davantage sur leur 
administration". 
    Cinq jours après son investiture officielle, le président 
fixait cette règle par décret : dix membres maximum pour un 
cabinet d'un ministre, huit pour un ministre délégué et cinq 
pour un secrétaire d'Etat.  
    Une disposition du décret précisait que nul ne pourrait 
exercer "des tâches au sein d'un cabinet ministériel s'il ne 
figure pas sur l'arrêté de nomination qui aura été soumis au 
premier ministre", une mesure visant à empêcher l'emploi de 
chargés de mission permettant de dépasser le plafond autorisé.  
    Et selon un décret publié dimanche au Journal Officiel, 
l'Elysée et Matignon se partageront désormais une dizaine de 
conseillers.  
     
    BERCY DANS LA LIGNE DE MIRE 
    Dans les faits, Bercy apparaît comme l'un des bénéficiaires 
les plus probables du remaniement gouvernemental.  
    A l'heure actuelle, Bruno Le Maire et Gérald Darmanin 
s'appuient sur des équipes bien plus réduites que celles de 
leurs prédécesseurs, malgré des attributions plus vastes. 
    Le cabinet de Michel Sapin, prédécesseur de Bruno Le Maire 
au poste de ministre de l'Economie et des Finances, se composait 
d'une trentaine de personnes. Et les questions industrielles et 
celles relevant du commerce et de l'artisanat étaient alors 
gérées par deux secrétariats d'Etat distincts.  
    Quant à Gérald Darmanin, ministre de l'Action et des comptes 
publics, son champ d'action recouvre non seulement le budget 
mais reprend aussi la fonction publique et la réforme de l'Etat, 
qui bénéficiaient de ministères dédiés lors du précédent 
quinquennat.  
    Le seul cabinet de l'ex-secrétaire d'Etat au Budget 
Christian Eckert comptait quinze collaborateurs.  
    Ironie de l'histoire, Emmanuel Macron, qui préconise 
aujourd'hui une réduction drastique des effectifs, comptait 
quelque 25 conseillers ministériels dans son cabinet en 2016 
avant de démissionner pour lancer son mouvement En Marche!       
    Au Quai d'Orsay, la réduction de la taille du cabinet se 
traduit par une surcharge de travail pour les conseillers. Là où 
il y aurait eu un conseiller pour chaque région, un conseiller 
peut désormais avoir à s'occuper de plus d'une région, par 
exemple Proche-Orient et Amériques.  
    "C'est intéressant de travailler en équipe resserrée", 
reconnaît toutefois un conseiller. "On doit compter beaucoup 
plus sur l'administration ce qui n'était pas toujours le cas 
dans les précédent cabinets. C'est devenu indispensable. Mais je 
ne cache pas le fait qu'il y a plus de travail".  
     
    PERTE D'IMPULSION ? 
    La limitation du nombre de conseillers au sein des cabinets 
ministériels n'est pas une idée nouvelle. En 1948 déjà, un 
décret limitait le nombre de membres de cabinets à dix. 
    Plus récemment, François Hollande s'était fixé comme 
objectif de ne pas dépasser quinze conseillers par ministre et 
dix par secrétaire d'Etat. Une étude du député socialiste René 
Dosière, publié en 2016, montrait que plus de 40% des ministres 
et secrétaires d'Etat dépassaient cet effectif.  
    "Pour info, la limitation des membres de cabinet, ça 
signifie en fait que le ministre perd de sa capacité politique 
d'impulsion et de suivi", estimait le mois dernier l'ancienne 
ministre du Logement Cécile Duflot, sur Twitter.  
    "En résumé ça pousse à transformer les ministres en poupées 
à inaugurer et signer des parapheurs. La machine techno tourne 
toute seule", ajoutait-elle.  
 
 (Marine Pennetier, Myriam Rivet et John Irish, édité par Yves 
Clarisse) 
 
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  • janaliz il y a 7 mois

    voilà on y est ! Les bonnes vieilles habitudes vont vite, très vite revenir ! L'enfumage ayant assez duré, puisqu'il n'y a plus d'élection prévue...