France-La ligne du "ni-ni" de l'UMP est une "faute morale"-Valls

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* L'UMP devance le FN et le PS aux départementales * Sarkozy appelle au "ni FN, ni gauche" * L'UDI prend ses distances, soutien timide de Juppé (Actualisé avec Fillon, Le Pen) PARIS, 23 mars (Reuters) - La consigne du "ni-ni" (ni Front national, ni Front républicain) donnée par Nicolas Sarkozy en vue du second tour des élections départementales de dimanche prochain est une "faute morale", a estimé lundi le Premier ministre Manuel Valls. "Je regrette la position de Nicolas Sarkozy et de l'UMP, c'est une faute morale et c'est une faute politique", a-t-il déclaré sur RTL. "Quand on a à choisir entre un candidat républicain et le Front national, on n'hésite pas. La gauche, elle n'hésite pas". "Le FN continue sa progression, il faut le contenir, le combattre", a-t-il ajouté. L'UMP, alliée aux centristes de l'UDI, est arrivée en tête du premier tour des élections départementales, devant le Front national et le PS. Son président Nicolas Sarkozy a appelé dimanche à ne voter ni pour le FN ni pour la gauche dans les départements où les candidats UMP seraient éliminés. Une ligne avec laquelle ses alliés centristes de l'UDI ont pris leurs distances, le président Jean-Christophe Lagarde appelant notamment dès dimanche soir à faire barrage à l'extrême droite. Alain Juppé a de son côté assuré sur son blog qu'il respectait la consigne de son parti tout en soulignant que "la priorité était de faire barrage au FN et de poursuivre le travail de pédagogie que nous avons commencé pour convaincre les électeurs de bonne foi des incohérences et des dangers de son programme". SONNER LE TOCSIN L'ex-Premier ministre François Fillon a pour sa part invoqué une nécessaire rupture avec la politique menée par le gouvernement et a minimisé les risques évoqués par Manuel Valls. "On n'est pas dans la situation où on sonne le tocsin comme l'a fait le Premier ministre en expliquant que la République est en danger", a-t-il dit. "Aujourd'hui on est train de bâtir une offre d'alternance. Si l'offre d'alternance que nous proposons c'est de faire alliance avec le PS (...) ça veut dire que cette offre d'alternance n'est pas dans une rupture radicale". Manuel Valls, qui a régulièrement pris pour cible le Front national pendant la campagne, évoquant notamment sa "peur que la France se fracasse sur le FN", a lancé une nouvelle mise en garde lundi contre la formation de Marine Le Pen. "Je combats de toutes mes forces une formation, des candidats qui par dizaines ont tenu des propos racistes, antisémites, homophobes et sexistes et dont le programme représenterait la ruine pour mon pays", a-t-il dit. Réaffirmant que ces candidats avaient été suspendus et seraient convoqués, la présidente du Front national a ironisé sur les critiques émises par le Premier ministre. "Il n'arrive pas à convaincre par la politique déplorable qu'il met en oeuvre et il essaye de contraindre par des leçons de morale les Français à voter pour le PS", a dit Marine Le Pen sur BFM TV RMC. "Mais les Français ne veulent plus des socialistes, ils l'ont dit aux européennes, ils l'ont dit à ces élections départementales et ils le diront aux régionales." (Marine Pennetier, édité par Yves Clarisse)

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  • janaliz le lundi 23 mar 2015 à 11:45

    Aucune différence entre le fn et l' extrême gauche. Donc s'il y a faute morale, elle est des 2 cotés...

  • M6445098 le lundi 23 mar 2015 à 11:20

    pauvre Manu, il panique! qu'il, s'occupe du PS avant de s'occuper de l'UMP. Quant aux consignes de vote, il devrait savoir que les voix n'appartiennent pas aux partis, mais aux électeurs qui déterminent librement leur choix en dépit des gesticulations et plans com des politiques. il devrait prendre des calmants, il est vraiment à bout de nerfs notre Manu.

  • M1178616 le lundi 23 mar 2015 à 11:08

    qu'il arrête ce "VALLS". ce n'est pas lui qui commande à l'UMP. qu'il dégage s'il n'est pas content ce mec "plein aux as, bourré de tunes"

  • testani2 le lundi 23 mar 2015 à 11:02

    Les socialistes sont néfastes pour la France. Pourquoi voter pour eux ? Et qu'on fasse disparaître les départements !!

  • g.marti4 le lundi 23 mar 2015 à 10:47

    Quand on est en minorité et que l'on sait que l'on va perdre, alors on fait intervenir la morale. Je suis tout à fait d'accord pour le ni-ni. Il faut savoir défendre ses idées... si on combat la gauche je ne vois pas pourquoi on devrait voter pour elle. Sarko redonne la main à ses électeurs qui choisissent en âme et conscience... on a pas besoin qu'on nous dise ce qu'il faut faire !

  • M8252219 le lundi 23 mar 2015 à 10:40

    Parlons morale;Depuis 2012 les inégalités entre les citoyens français n'a jamais été aussi grande, D'un coté les élus,les statuts et régimes spéciaux,abreuvés de primes et allocations,garantie d'emploi à vie,temps de travail réduit,retraite à calcul spécifique:De l'autre coté les salariés et travailleurs du privés,entrepreneurs et artisans taxés aux maximum, 600 000 chômeurs de plus en 3 ans,aucun signe d'amélioration à l'horizon: caisse de retraite pillées pour les régimes spéciaux.

  • M5062559 le lundi 23 mar 2015 à 10:39

    Je ne suis partisan ni du PS ni de l'UMP; cependant il faut avouer que la politique du PS qui consiste à donner des gages à l'extrême gauche est équivalente à la politique du FN. C'est pourquoi dans ce contexte, je comprends la politique du ni ni. Un chaos de gauche ou un chaos de droite reste un chaos.

  • M8743521 le lundi 23 mar 2015 à 10:32

    La faute morale ne serait-elle pas plutôt de considérer que 25% des Français qui ont voté F.N.ne font pas partie de de la République? Cette tentative d' appropriation de la morale par un partie socialiste à la dérive à des relents d'égout socialo-marxiste difficilement compatible aves la démocratie!