France-La libération de Colonna "n'est pas dans le débat"-Simeoni

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    PARIS, 20 décembre (Reuters) - La libération d'Yvan Colonna, 
condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour 
l'assassinat du préfet Claude Erignac le 6 février 1998 à 
Ajaccio, "n'est pas dans le débat", a déclaré Gilles Simeoni, le 
nouveau président du conseil exécutif de la collectivité 
territoriale de Corse. 
    Chapitre inédit dans l'histoire de la Corse, les 
nationalistes ont remporté dimanche dernier les élections 
régionales.   
    Le nationaliste Gilles Simeoni, maire de Bastia et avocat de 
profession qui fut notamment le défenseur d'Yvan Colonna, a 
exhorté jeudi, lors de son discours d'intronisation, l'Etat à 
prendre en compte la "logique d'émancipation" à l'oeuvre. 
    Jean-Guy Talamoni, élu pour sa part président de l'Assemblée 
de Corse, a de nouveau réclamé, en corse, une loi d'amnistie 
pour la vingtaine de "prisonniers politiques" corses, notamment 
Yvan Colonna. 
    "J'ai été son avocat, je ne vais pas vous dire qu'il doit 
rester en prison. Je dis qu'actuellement, il est en prison et sa 
libération n'est pas dans le débat", a réagi Gilles Simeoni dans 
"Le Supplément" diffusé dimanche sur Canal+. 
    "Donc dire 'Attention, il y a la question d'Yvan Colonna', 
ou de n'importe quel autre prisonnier, c'est, à mon avis, faire 
un faux procès", a-t-il ajouté. 
    "La question fondamentale aujourd'hui, c'est : est-ce que 
Paris accepte, oui ou non, de prendre en considération la 
révolution démocratique qui s'est passée dimanche dernier?", 
a-t-il réaffirmé. 
    "Est-ce que, oui ou non, Paris accepte de prendre en compte 
les suffrages des Corses? Est-ce que, oui ou non, Paris accepte 
de prendre en compte les délibérations de l'Assemblée de Corse 
qui ont été votées et qui malheureusement pour l'instant restent 
sans suite ni effet?", s'est-il interrogé. 
    Le Premier ministre, Manuel Valls, s'est engagé vendredi à 
un "dialogue constructif et apaisé" avec le nouvel exécutif 
corse. 
 
 (Sophie Louet) 
 
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  • Equity10 il y a 12 mois

    Oui, à l'indépendance de la Corse avec les dépouilles de Napleon en prime. Sans subvention mais avec indemnités pour la France qui a construit routes, écoles, et hôpitaux. Indépendance pour tous les territoires d'outre-mer, la Guyane en tête avec location de Kourou !

  • M7163258 il y a 12 mois

    Mais que l'on fasse un référendum en France sur: doit-on garder la Corse dans la république Française oui ou non ? Il est plus que probable que le résultat sera NON massivement et qu'ils prennent leur indépendance cela nous fera des économies et beaucoup de soucis en moins....