France-La justice valide le démantèlement de la "jungle"

le , mis à jour à 16:40
2
 (Actualisé avec réaction associations) 
    LILLE, 18 octobre (Reuters) - Le tribunal administratif de 
Lille a rejeté mardi la demande d'interdiction du démantèlement 
du camp de migrants de la "jungle", à Calais, formulée par onze 
associations en référé-liberté, alors que l'opération est une 
question de jours. 
    Cette décision "conforte le gouvernement dans sa démarche 
humanitaire et sa détermination à engager le démantèlement du 
campement de la Lande dans les meilleurs délais et avant la 
période hivernale", ont réagi les ministres de l'Intérieur et du 
Logement, Bernard Cazeneuve et Emmanuelle Cosse. 
    "C'est maintenant une question de jours (...) Nous arrivons 
au moment où nous allons engager cette opération", a précisé 
Bernard Cazeneuve à l'Assemblée nationale. 
    Le démantèlement de la jungle, annoncé par François Hollande 
en visite à Calais le 26 septembre, pourrait débuter dans la 
semaine du 24 octobre, selon des responsables d'associations qui 
interviennent sur le camp. 
    Déplorant ne pas avoir été entendues par la justice, les 
associations se déclarent "particulièrement inquiètes" de la 
situation des mineurs isolés étrangers "pour lesquels aucune 
solution crédible n'a pu nous être présentée".  
    Elle appellent les autorités à veiller à ce que des 
solutions soient trouvées avant toute évacuation et "resteront 
attentives à ce qu'aucune opération précipitée et mal préparée 
ne soit organisée". 
    Dans son ordonnance, le tribunal relève que le principe du 
démantèlement "ne méconnaît pas le principe de prohibition des 
traitements inhumains et dégradants", comme le soutenaient les 
associations. 
    "Il vise, au contraire, notamment, à faire cesser de tels 
traitements, auxquels sont aujourd'hui soumis les migrants qui 
vivent sur ce site, dans des conditions de précarité et 
d'insécurité dénoncées par tous", ajoute-t-il. 
         
    7.000 PLACES TROUVÉES 
    Concernant les mineurs isolés, le tribunal relève que "ceux 
qui souhaitent aller au Royaume-Uni seront pris en charge, le 
temps que leur demande soit examinée par les autorités 
britanniques, qui se sont engagées en ce sens, dans le centre 
d'accueil provisoire (CAP) situé sur la site de la Lande". 
    Les autres seront logés dans des centres dédiés, le temps 
que leur prise en charge soit assurée par les départements, 
ajoute-t-il. 
    Environ un millier de mineurs isolés sont présents sur le 
camp, et environ la moitié d'entre eux aurait de la famille au 
Royaume-Uni. 
    Pour le tribunal, augmenter la capacité d'accueil dans le 
Calaisis pour y loger les migrants qui souhaitent passer au 
Royaume-Uni "ne saurait être considéré comme une solution car 
cela ne répondrait pas à la problématique des troubles à l'ordre 
public et à l'emprise des réseaux de passeurs sur les migrants". 
    Dans un communiqué, Bernard Cazeneuve et Emmanuelle Cosse 
renouvellent leur engagement à ce que chaque personne présente 
sur la 'Lande' "se voie proposer une mise à l'abri humanitaire 
sur notre territoire dans le respect de ses droits établis". 
    Chaque personne bénéficiera également "d'un accompagnement 
correspondant à sa situation", ajoutent-ils. 
    Depuis un an, 6.000 personnes majeures ont d'ores et déjà pu 
être mises à l'abri grâce aux 3.000 places mobilisées par l'Etat 
dans 164 Centres d'accueil et d'orientation (CAO), gérés par des 
associations spécialisées. 
    Un peu plus de 7.000 nouvelles places ont été trouvées 
récemment pour permettre le démantèlement de la "jungle" où se 
trouveraient à peu près autant de migrants. 
    Bernard Cazeneuve avait demandé début septembre aux préfets 
de trouver 9.000 places, un chiffre correspondant à l'estimation 
des associations, mais jugé surévalué par les autorités. 
 
 (Pierre Savary, édité par Yves Clarisse) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • mlaure13 il y a un mois

    Il ne viendrait à l’idée de personne, de retirer une dizaine de pommes pourrissantes pour les répartir une à une, dans dix sacs (villes/communes) différents…on en connait le résultat d’avance…et pourtant, c’est ce qu’a décidé la fameuse promotion Voltaire de l’ENA, actuellement aux manettes du gouvernement…plus (+++) de commentaires semblent inutiles… ;-(((

  • mlaure13 il y a un mois

    la seule façon que notre Gvt trompette « impose », c’est de fragmenter le cancer de Calais, en saupoudrant la France de métastases…super idée pour le développement d’un cancer généralisé et répandre la terreur sur tout le territoire…Mes chers compatriotes, dites vous bien que maintenant, c’est vraiment la fin …Hal Elujah ou Inch Allah…