France-La grève du secteur des ordures ménagères s'étend

le , mis à jour à 17:56
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    * La mairie de Paris parle d'une "situation préoccupante" 
    * Deux garages parisiens débloqués par les forces de l'ordre 
    * Le mouvement s'étend en province 
 
 (Actualisé avec mairie de Paris) 
    PARIS, 8 juin (Reuters) - La grève des éboueurs s'est 
étendue mercredi en France avec de nouveaux blocages de sites de 
traitement des déchets de la région parisienne, où la mairie de 
Paris a annoncé avoir recouru à la force pour débloquer des 
garages.  
    Le mouvement lancé dans le cadre de la mobilisation contre 
la loi Travail a également touché l'incinérateur de Fos-sur-Mer 
(Bouches-du-Rhône), qui traite tous les déchets de 
l'agglomération marseillaise. 
    La collecte des déchets est fortement perturbée depuis lundi 
dans un arrondissement parisien sur deux, selon la mairie de 
Paris, qui précise avoir entamé un dialogue avec la CGT pour 
trouver une solution à deux jours de l'ouverture de l'Euro. 
    "Outre des centres du Syctom, l'établissement public qui 
gère les trois sites de la région parisienne - jusqu'à 3 sur 4 
fermés, en fonction des jours - la Ville de Paris a été 
confrontée plusieurs fois depuis jeudi dernier à des blocages 
ponctuels des garages où stationnent les bennes de collecte", 
précise-t-elle dans un communiqué. 
    "Ceux-ci sont le fait de quelques militants de la CGT, 
positionnés de façon à empêcher la sortie des véhicules", 
ajoute-t-elle.  
    Face à une "situation préoccupante", la mairie explique 
avoir été "contrainte mercredi matin de recourir à la force 
publique" et avoir engagé le redéploiement de ses effectifs pour 
soulager les établissements les plus touchés. 
    Elle appelle enfin "à la reprise du dialogue au niveau 
national, entre l'Etat et les syndicats, pour parvenir à une 
solution durable qui mette fin à ce conflit social". 
    Selon la mairie de Paris, les arrondissements où la collecte 
est perturbée sont ceux où elle est assurée par les services 
municipaux, les autres relevant du secteur privé. 
     
    LE PRIVE COMMENCE A ETRE TOUCHE 
    Le Syctom n'a confirmé que le blocage, depuis le 30 mai, de 
l'usine d'Ivry-sur-Seine. Mais son porte-parole a déclaré à 
Reuters que le mouvement avait tendance à s'étendre. 
    "La CGT énergie a déposé un préavis de grève pour demain, 
pour le personnel des sites d'Issy-les-Moulineaux et 
Saint-Ouen", a dit Patrice Furé, directeur de cabinet du 
président du Syctom. "Ça va devenir compliqué."  
    Selon Patrice Furé, certaines des 84 communes de la région 
parisienne servies par le Syctom ont commencé à recourir à 
l'enfouissement de leurs ordures ménagères dans des décharges. 
    D'autant que le site de transfert de ces déchets, situé à 
Romainville, en Seine-Saint-Denis, est aussi bloqué depuis 
mercredi matin "par des agents extérieurs au site" qui empêchent 
les camions d'entrer et sortir, a-t-il précisé. 
    Selon la CGT, outre la première usine d'Ile-de-France, celle 
du Syctom à Ivry-sur-Seine, les sites de Romainville et 
Saint-Ouen ont été également bloqués mercredi matin dans le 
cadre d'une action intersyndicale. 
    "Les quatre principaux garages de camions bennes de la Ville 
de Paris sont également bloqués par des chauffeurs grévistes", 
ajoute le syndicat dans un communiqué. 
    À Saint-Étienne (Loire), la CGT a aussi poursuivi son 
action, paralysant la collecte et le traitement des déchets pour 
la huitième journée consécutive.   
    Toujours selon le syndicat, en Ariège, les deux principaux 
centres de traitement de SMECTOM, qui assure 80% de la collecte 
et du traitement des déchets du département, étaient bloqués 
pour la quatrième journée.  
    A Fos-sur Mer (Bouches-du-Rhône), les salariés du site ont 
voté la grève. 
    "Le mouvement a plutôt tendance à s'amplifier", a déclaré à 
Reuters Patrice Furé. "Il y a des sociétés privées qui 
commencent à être touchées. On n'est pas dans un mouvement qui 
s'essouffle, loin de là." 
    Le groupe Suez  SEVI.PA  confirme notamment que 20% de ses 
effectifs dans la collecte des ordures ménagères en 
Ile-de-France sont en grève depuis lundi, mais pour des 
revendications salariales qui n'ont rien à voir avec la loi 
Travail.  
 
 (Gérard Bon et Emmanuel Jarry, avec Jean-François Rosnoblet à 
Marseille, édité par Sophie Louet) 
 

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  • opelin il y a 6 mois

    Commence à faire C..... la CGT, ils vont finir par se faire lyncher. Je me demande d'ailleurs si ce n'est pas se qu'attend le gouvernement : que le peuple fasse le boulot à sa place !!!

  • phili646 il y a 6 mois

    Un conseil aux éboueurs, évitez le ramassage du 55 rue du faubourg !!!

  • M940878 il y a 6 mois

    bel accueil pour l'Euro ! merci les bandits cégétistes