France-La généralisation du covoiturage de patients à l'étude

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    NANTES, 27 novembre (Reuters) - En congrès vendredi et 
samedi à Nantes, les professionnels du transport sanitaire 
proposent de généraliser à l'ensemble de la France le 
covoiturage des patients assis, ce qui pourrait faire économiser 
600 millions d'euros par an à la Sécurité sociale. 
    Cette mesure ne concerne pas les ambulances, où les patients 
sont couchés. 
    Elle est expérimentée avec succès depuis 2013 en 
Provence-Alpes-Côte d'Azur, où un "coordinateur ambulancier" 
financé par la profession travaille avec les équipes soignantes 
pour optimiser les rendez-vous des patients se rendant à des 
séances de chimiothérapie ou de rééducation fonctionnelle. 
    Le covoiturage permettrait de donner une bouffée d'oxygène 
aux entreprises du secteur, "dont les marges se réduisent alors 
que le volume d'activités augmente de 2 à 6% par an", explique 
Thierry Schifano, président de la Fédération nationale du 
transport sanitaire (FNTS). 
    "Nous en avons déjà parlé à la Caisse nationale 
d'assurance-maladie et au ministère de la Santé et leurs 
premiers retours sont très bons", a dit à Reuters ce responsable 
dont la fédération regroupe 1.200 des 5.400 entreprises de 
transport sanitaire en France.  
    "Je pense que, d'ici la fin du premier trimestre 2016, un 
compromis sera trouvé : on partage tous le même objectif." 
    Le transport de patients assis coûte chaque année 1,9 
milliard d'euros à la Sécurité sociale, sur un budget total de 
3,2 milliards d'euros comprenant celui des ambulances et taxis. 
 
 (Guillaume Frouin, édité par Emmanuel Jarry) 
 
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