France-La gauche reprend espoir pour les départementales

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* Valls dans le Doubs avant une législative partielle * Embellie de l'exécutif dans les sondages après les attentats * La majorité espère limiter les dégâts aux scrutins de mars par Elizabeth Pineau PARIS, 27 janvier (Reuters) - Au plus bas en fin d'année, le moral du Parti socialiste pour les prochaines échéances électorales remonte, les attentats qui ont frappé la France ayant stimulé la cote de l'exécutif et permis de recentrer le débat sur les valeurs républicaines. Dans ce contexte mouvant troublé par la victoire de la gauche radicale en Grèce, Manuel Valls se rend ce mardi dans le Doubs pour encourager le candidat socialiste à la législative partielle des 1er et 8 février, prélude au grand défi des élections départementales des 22 et 29 mars. A cinq jours d'un scrutin jugé "important", organisé en raison du départ de l'élu local, Pierre Moscovici, à la Commission européenne, le Premier ministre vient "soutenir le candidat socialiste sur un territoire où l'Etat prend les choses en main", souligne-t-on à Matignon. Dans ce berceau de l'industrie automobile, les chances de Frédéric Barbier sont ténues face à l'UMP Charles Demouge et à la candidate Front national, Sophie Montel, qui a reçu vendredi à Sochaux la présidente de son parti, Marine Le Pen. Fort de sa gestion de l'épisode "post-Charlie", qui lui a valu un bonus d'une quinzaine de points dans les sondages, Manuel Valls veut faire mentir la prédiction d'un duel FN-UMP là où Pierre Moscovici avait été élu en 2012 avec 49% des voix lors d'une triangulaire PS-UMP-FN. "Si la gauche accède au deuxième tour, ce sera un bon signe pour les départementales", pense un conseiller élyséen, qui évoque un regain d'optimisme électoral chez les parlementaires. "En décembre ils étaient très pessimistes ; ils ne voyaient pas d'issue sur 2015, sur le mandat. Là ils constatent que les Français portent un autre regard sur le président : ils redressent la tête, reprennent espoir", dit-il. TRAUMATISME Le PS n'a toutefois pas attendu le vote des électeurs du Doubs pour perdre la majorité absolue de 289 sièges à l'Assemblée nationale, avec le départ lundi vers les radicaux de gauche du député Jean-Pierre Maggi. ID:nL6N0V51LQ François Hollande a reçu la semaine dernière à l'Elysée une vingtaine de parlementaires qui lui ont rendu compte du traumatisme généré par les attaques djihadistes qui ont fait 17 morts entre le 7 et le 9 janvier. "Certains parlementaires ont fait cellule de soutien psychologique. Il y a un traumatisme. Les gens viennent voir l'autorité, ceux qui représentent le politique", témoigne le conseiller présidentiel. Depuis le drame, la cote de François Hollande a bondi de 21 points, à 40% d'opinions favorables, dans le baromètre Paris Match-Sud Radio Ifop Fiducial, et de 12 points dans une enquête Ifop pour le Journal du dimanche. Le chef de l'Etat a, de l'avis même de l'opposition, bien géré la période des attentats et l'après, donnant l'impression d'être toujours en campagne comme en témoignent les bains de foule lors des voeux dans sa ville de Tulle le 17 janvier. RESTER MODESTE La gauche espère que l'embellie présidentielle profitera aux élections départementales, où elle craint le basculement d'une grande partie des 61 départements détenus, sur un total de 101. Après avoir perdu tous les scrutins depuis son arrivée au pouvoir - législatives partielles, européennes, municipales et sénatoriales - la majorité espère limiter les dégâts. Si elle ressent "beaucoup moins d'agressivité et plus d'adhésion" chez les militants, Juliette Méadel, porte-parole du PS, reste prudente. "On sent que quelque chose se joue mais attention, il faut être très modeste, dans un contexte économique très difficile avec une extrême droite qui souffle sur les braises", dit-elle. "Donc il faut être humble, tourné vers la réussite de la France et faire de la politique de façon noble en favorisant la renaissance de l'identité républicaine sur ses valeurs : liberté, égalité, fraternité, laïcité." Plus de deux mois après les attentats, les questions économiques et sociales referont forcément surface à l'heure où les résultats se font toujours attendre sur le front du chômage. François Hollande, qui tiendra sa prochaine grande conférence de presse le 5 février, en est bien conscient. "Ce sera toujours sur les questions de résultats économiques et sociaux et de confiance dans l'avenir que les Français exprimeront le moment venu leur choix", déclarait-il le 19 janvier dans Le Monde. (Edité par Yves Clarisse)

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  • M156470 le mardi 27 jan 2015 à 12:21

    Si on les pousse un peu, ils vont nous dire le pourquoi ????

  • M156470 le mardi 27 jan 2015 à 12:20

    On en revient toujours à la méthode Couée insufflée par les médias et reprise par les socialos experts en la matière... Les urnes c'est pour bientôt Messieurs...

  • dbourbie le mardi 27 jan 2015 à 12:00

    ca c'est les journalistes ,pour eux ca va

  • M3866838 le mardi 27 jan 2015 à 11:05

    Les gens ont défilés contre le terrorisme et pour la liberté d'expression, les récupérations politiques sont minables.