France-La gauche radicale s'en prend à un congrès de DRH, 5 gardes à vue

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 (Actualisé avec source judiciaire) 
    PARIS, 12 octobre (Reuters) - Cinq personnes ont été placées 
en garde à vue jeudi après des incidents en marge d'une réunion 
de directeurs des ressources humaines des entreprises du CAC 40 
dans le XVIe arrondissement de Paris, a-t-on appris de source 
judiciaire. 
    Au total, 41 membres de la "mouvance contestataire" radicale 
avaient été interpellés dans la matinée, selon la préfecture de 
police de Paris.  
    Toujours selon la préfecture, ils avaient organisé un 
rassemblement "non déclaré" avant 8h00 dans le Bois de Boulogne, 
près du restaurant Le Pré Catelan, où se tenait ce congrès 
auquel Muriel Pénicaud était invitée à parler de la réforme du 
droit du travail. 
    La ministre du Travail n'y est finalement pas allée mais son 
entourage nie que son absence ait eu un lien avec la 
manifestation. "Elle a eu un empêchement connu hier", a-t-on dit 
de même source à Reuters. 
    La préfecture de police ne précise pas à quels groupes 
appartenaient les manifestants. Mais des intellectuels et des 
syndicalistes proches de la gauche radicale avaient lancé le 21 
septembre sur le blog de Mediapart un appel à "faire leur fête, 
le 12 octobre, aux DRH et à Pénicaud". 
    Cet appel avait notamment été relayé par les "communistes 
libertaires" de la CGT. 
    "Vers 9h20, environ 80 individus (...) dont une trentaine 
était encagoulée, ont dégradé sept véhicules en stationnement, 
dont trois ont été incendiés, et ont tenté de s'introduire dans 
l'enceinte d'un domaine sportif", explique la préfecture. 
    "L'intervention des forces de l'ordre, qui ont subi de 
nombreux jets de projectiles, a permis de contenir les incidents 
et de mettre fin aux troubles à l'ordre public", ajoute-t-elle 
dans un communiqué. 
    Les 41 manifestants interpellés l'ont été pour jets de 
projectiles sur agents de la force publique, port d'arme prohibé 
et participation à un attroupement avec port d'arme, 
précise-t-elle. Ces incidents n'ont pas fait de blessé parmi les 
forces de l'ordre, ajoute la préfecture de police de Paris. 
    De source judiciaire, on précise que l'enquête porte sur les 
chefs de "violences sur personne dépositaire de l'autorité 
publique" et "dégradations de biens privés par moyens dangereux 
pour les personnes". 
 
 (Emmanuel Jarry, avec Arthur Connan, édité par Simon Carraud et 
Yves Clarisse) 
 
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