France-La gauche parlementaire soutient la réforme du collège

le , mis à jour à 14:04
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(Actualisé avec Bayrou) PARIS, 13 mai (Reuters) - Les dirigeants des groupes socialiste, écologiste et des radicaux de gauche de l'Assemblée ont apporté mercredi leur soutien "total" à la réforme contestée du collège menée par la ministre de l'Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem. Ils ont vivement dénoncé ce qu'ils qualifient de campagne de "désinformation" de l'opposition et les propos tenus par le président de l'UMP, Nicolas Sarkozy, sur la ministre de l'Education, qui suscitent un tollé à gauche. ID:nL5N0Y41TX La réforme du collège, qui prévoit notamment l'enseignement d'une langue vivante à partir de la 5e et la disparition des classes européennes et bilangues, est vivement critiquée par l'opposition de droite mais aussi par certains à gauche et plusieurs syndicats d'enseignants. Une manifestation de protestation aura lieu mardi prochain contre les projets du gouvernement, qui dit vouloir un système plus égalitaire, la droite parlant de nivellement par le bas. "Nous sommes ici pour exprimer notre total soutien à la réforme des collèges, plus généralement à la réforme de l'éducation et au fait de replacer l'éducation au coeur du projet républicain tel que nous le souhaitons", a dit lors d'une conférence de presse Bruno Le Roux, le président du groupe PS. Il a annoncé l'envoi à tous les parents d'élèves d'une lettre expliquant les raisons et les buts de la réforme dont l'objectif est de "réduire les inégalités de destin". Les dirigeants des deux autres groupes de la majorité ont renchéri lors de la même conférence de presse. "Nous soutenons cette réforme car elle pose les bonnes questions", a dit Barbara Pompili, co-présidente du groupe écologiste. Joël Giraud, qui représentait Roger-Gérard Schwartzenberg, le président du groupe des radicaux de gauche, a abondé dans le même sens, cette réforme permettant selon lui de "remettre en marche l'ascenseur social". François Bayrou, le président du MoDem, s'est par ailleurs dit mercredi très "heureux" que la ministre de l'Education nationale ait demandé au Conseil supérieur des programmes de revoir sa copie sur les langues anciennes. "La ministre a annoncé que la question du latin et du grec allait être reprise : victoire", a dit l'ancien ministre de l'Education qui était reçu par la presse parlementaire. "J'ai été très heureux quand j'ai entendu que le gouvernement faisait marche arrière sur ce point", a-t-il dit. (Emile Picy)

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