France-La FNSEA veut des mesures d'urgence pour la crise du porc

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(Actualisé avec absence de Cooperl jeudi) PARIS, 12 août (Reuters) - Le président de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA), Xavier Beulin, a réclamé mercredi des mesures d'urgence, notamment européennes, sur le dossier du porc en France et mis en garde contre l'absence de cotation jeudi sur le marché de référence en Bretagne. Les deux principaux industriels du secteur ont refusé lundi d'acheter les porcs bretons mis en vente sur le marché de Plérin, dans les Côtes d'Armor, qui fixe deux fois par semaine les prix de référence pour la France. Le groupe coopératif Cooperl et Bigard/Socopa jugent intenable, face à la concurrence étrangère, le cours de 1,40 euro le kilo fixé en juin par un accord entre industriels, grande distribution et syndicats agricoles. Le premier a déjà fait savoir qu'il n'entendait pas revenir à Plérin pour le moment. "Nous ne serons pas au cadran jeudi, quelles que soient les pressions tant qu'on n'a pas eu de propositions claires, définies dans le temps et dans les volumes", a dit le président de Cooperl, Patrice Drillet, sur iTELE. "Ce cours français est un cours qui ne peut pas tenir au niveau où il est s'il n'y a pas en face des mesures adéquates". Un nouveau boycott jeudi de la part de ces deux acteurs serait "catastrophique", a estimé Xavier Beulin sur RTL. "On est dans une situation très compliquée" "Il y a deux choses à faire aujourd'hui en urgence", a-t-il dit. "D'abord c'est faire en sorte que la Commission européenne et le conseil des ministres européens, sans attendre le 7 septembre, puissent prendre des mesures exceptionnelles de dégagement du marché pour soutenir quand même les cours". La France a obtenu la tenue d'un conseil des ministres européens de l'Agriculture le 7 septembre pour évoquer les tensions sur les marchés des produits agricoles. "Le 7 septembre, c'est trop tard, c'est dans trois semaines. Imaginez que d'ici là on n'ait pas eu de cotation, vous voyez la catastrophe en France ? Donc il faut aller très vite là dessus", a estimé le président de la FNSEA. Le gouvernement français doit quant à lui prendre des "mesures d'urgence pour soutenir les quelques abatteurs qui aujourd'hui sont dans une situation très difficile", a-t-il ajouté. Le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll s'est engagé mardi à "tout faire" pour qu'il y ait de nouveau une cotation jeudi à Plérin et exhorté tous les acteurs à faire preuve de responsabilité ID:nL5N10M2L0 . (Marine Pennetier, édité par Yann Le Guernigou)

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