France-La droite veut plus de fermeté après le meurtre de policiers

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    PARIS, 14 juin (Reuters) - Plusieurs membres de l'opposition 
ont plaidé mardi pour un renforcement de la lutte contre le 
terrorisme au lendemain de l'assassinat d'un commandant de 
police et sa compagne à Magnanville (Yvelines).  
    L'attaque, revendiquée par l'Etat Islamique (EI), est 
considérée comme un acte terroriste par le gouvernement 
français.   
    "Dans le cadre de l'état d'urgence, notre niveau de 
vigilance doit être adapté sans délai", a réclamé dans un 
communiqué le président des Républicains Nicolas Sarkozy.  
    Un appel à la fermeté également relayé par la présidente du 
conseil régional d'Ile-de-France Valérie Pécresse sur iTELE.  
    "Je crois que notre riposte contre le terrorisme doit monter 
d'un cran. On ne peut pas se laisser faire, tous les Français 
sont menacés aujourd'hui."         
    Le député LR des Alpes-Maritimes Eric Ciotti, qui a dénoncé 
"un état d'urgence fictif, au rabais", a de son côté réclamé des 
centres de rétention pour les personnes présentant un profil 
dangereux. 
    "Ils ne peuvent pas aujourd'hui continuer à être en 
situation de totale liberté alors que nous savons que les 
services de renseignement savent, que les services judiciaires 
manifestement dans ces circonstances connaissent leur 
dangerosité", a-t-il déclaré sur iTELE.    
    François Fillon, candidat à la primaire de droite en vue de 
la présidentielle de 2017, a adopté une position comparable.  
    "Le meurtrier, déjà condamné pour participation à une 
filière djihadiste, aurait dû être mis hors d'état de nuire", 
observe-t-il dans un communiqué.  
    Pour le président du groupe Les Républicains du Sénat, Bruno 
Retailleau, ce type d'événements risque de se reproduire.  
    "Ce n'est pas la guerre avec des avions, avec des bombes, 
c'est la guerre du renseignement et à chaque fois que les 
services de renseignement connaîtront des failles, à chaque fois 
ils auront des drames", a-t-il dit sur France info.  
    Interrogé sur RTL, le porte-parole du gouvernement Stéphane 
Le Foll a mis en avant la difficulté du repérage de tels 
profils.  
    "Est-ce qu'on va avoir une multiplication ? Personne ne peut 
le savoir, puisque là on a des tueurs (...) isolés, des gens qui 
un jour passent à l'acte dans qu'on puisse déterminer ni le 
moment ni exactement ce qui fait cette bascule dans le drame", 
a-t-il souligné.      
 
 (Myriam Rivet, édité par Yves Clarisse) 
 
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