France-La droite oppose son unité aux divisions de la gauche

le , mis à jour à 17:12
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* Un sondage annonce une "vague bleue" aux régionales * Les prétendants à la primaire soutiennent Pécresse * Valls appelle la gauche à surmonter ses divisions PARIS, 27 septembre (Reuters) - Nicolas Sarkozy et ses rivaux pour la primaire présidentielle de la droite et du centre ont affiché un front uni dimanche dans la campagne des élections régionales alors qu'un sondage prédit une "vague bleue" lors du scrutin des 6 et 13 décembre. Le Premier ministre, Manuel Valls, a renouvelé pour sa part son appel au rassemblement de la gauche, qui part divisée au combat. "L'union, c'est mettre de côté les ambitions personnelles pour se mettre au service des Français", a-t-il dit lors d'un discours à la "Fête de la Rose", dans la Drôme. "Je le dis : notre pays n'a pas besoin de la revanche, celle de Nicolas Sarkozy, de la rupture, celle de François Fillon, ou d'un retour, celui d'Alain Juppé", a-t-il souligné en élargissant la perspective à la présidentielle de 2017. D'après une enquête Odoxa pour Le Parisien-Aujourd'hui en France et BFM TV diffusée dimanche, les Républicains et leurs alliés centristes sont crédités nationalement de 35% des intentions de vote au premier tour des régionales, le Front national de 26% et le Parti socialiste de 23%. Le Front de gauche recueillerait 7% des suffrages, Europe Ecologie-Les Verts (EELV) trois pour cent, à égalité avec Debout la France. Vingt-sept pour cent des personnes interrogées n'ont pas exprimé d'intention de vote dans ce sondage réalisé par internet les 24 et 25 septembre auprès de 929 inscrits sur les listes électorales issu d'un échantillon de 1.005 personnes âgées de 18 ans et plus. "Nous, nous n'avons pas besoin d'un référendum pour savoir si nous avons envie de travailler ensemble. Nous, nous aimons les mariages de passion, les mariages de projets, pas les mariages forcés", a lancé Valérie Pécresse, tête de liste des Républicains en Ile-de-France, lors d'un "grand meeting de l'alternance" à Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne). Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, François Fillon, Bruno Le Maire, candidats déclarés ou putatifs à la primaire de 2016, étaient venus la soutenir, laissant officiellement en coulisses leurs désaccords. "AVEC BEAUCOUP D'APPÉTIT" Le président des Républicains, qui avait peu apprécié la venue surprise d'Alain Juppé, son rival le plus sérieux, lors du campus des Jeunes Républicains dont il était la vedette le 12 septembre au Touquet (Pas-de-Calais), a toutefois effectué une entrée séparée, alors que ses adversaires ont fait corps autour de Valérie Pécresse. Un sondage Ifop pour Le Journal du Dimanche montre que l'ancienne ministre de Nicolas Sarkozy et le candidat du Parti socialiste, le président de l'Assemblée Claude Bartolone, sont au coude-à-coude avec respectivement 32% et 24% d'intentions de vote au premier tour et 40% et 39% au second tour. Le FN est crédité de 18% au premier tour, 21% au second. "On est à égalité", a sobrement commenté Claude Bartolone sur France 3, qui s'est dit confiant dans le rassemblement de la gauche au second tour. Dans l'enquête Ifop, la candidate des écologistes Emmanuelle Cosse ne recueille que 7,5% d'intentions de vote, Pierre Laurent, candidat du Front de gauche, 9,5%. Dix pour cent sont nécessaires pour se maintenir au second tour. "Partout en Ile-de-France la gauche recule. Partout nous progressons", s'est réjouie Valérie Pécresse après la percée des départementales et de récentes victoires dans des municipales partielles. "La leçon à retenir de tous ces succès, c'est qu'à chaque fois, c'est l'union qui a fait notre victoire. L'union de la droite et du centre face à une gauche totalement déchirée", a-t-elle lancé devant les ténors des Républicains, mais aussi le président de l'UDI Jean-Christophe Lagarde et la vice-présidente du MoDem Marielle de Sarnez. Tout en martelant ce message d'union, Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, François Fillon et Bruno Le Maire ont chacun fait valoir leurs différences lors de leurs interventions, donnant à ce meeting un avant-goût de primaire. Priorité aux régionales, a répété Nicolas Sarkozy. "Après, on commencera l'année suivante avec beaucoup d'appétit", a-t-il prévenu d'un sourire. (Sophie Louet)

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