France-La droite allume une polémique sur la guerre d'Algérie

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    * François Hollande prononcera un discours samedi 
    * La droite l'accuse de raviver des douleurs anciennes 
    * L'hebdomadaire Valeurs actuelles lance une pétition 
    * L'Elysée assure que le but est au contraire de rassembler 
 
    par Emmanuel Jarry 
    PARIS, 18 mars (Reuters) - La droite accuse François 
Hollande d'entretenir la "guerre des mémoires" par sa décision 
de commémorer le cessez-le-feu qui a mis officiellement fin aux 
combats de la guerre d'indépendance algérienne le 19 mars 1962. 
    Une loi du 6 décembre 2012 fait de cette date une journée 
nationale de recueillement à la mémoire des victimes civiles et 
militaires de la guerre d'Algérie et des combats en Tunisie et 
au Maroc. François Hollande sera samedi le premier chef de 
l'Etat français à y participer.  
    A moins de 14 mois de l'élection présidentielle de 2017, 
Nicolas Sarkozy, président du parti Les Républicains (LR), 
s'empare du sujet, trois ans et demi après le vote de la loi. 
    "Le président de la République et sa majorité ont choisi 
délibérément le 19 mars (...) pour commémorer la fin de la 
guerre d'Algérie", écrit le prédécesseur de François Hollande 
dans une tribune publiée vendredi dans Le Figaro. "Pour qu'une 
commémoration soit commune, il faut que la date célébrée soit 
acceptée par tous. Or chacun sait qu'il n'en est rien." 
    Il rappelle que ce cessez-le-feu n'a pas mis fin à toutes 
les violences (attentats, exactions contre les harkis partisans 
de la France, rapatriement des Français d'Algérie). 
    "Choisir la date du 19 mars, que certains continuent à 
considérer comme une défaite militaire de la France (...) c'est 
considérer qu'il y a désormais un bon et un mauvais côté de 
l'Histoire et que la France était du mauvais côté", dit-il. 
    Riposte du numéro un du Parti socialiste, Jean-Christophe 
Cambadélis, dans un tweet : "Nicolas Sarkozy rejoue la bataille 
d'Alger ! Il est temps, voire urgent, de tourner la page." 
    Le président du groupe PS à l'Assemblée nationale, Bruno Le 
Roux, a accusé l'ex-chef de l'Etat de se tromper de bataille. 
    Nicolas Sarkozy "remet en cause la loi de son pays (...) au 
profit d'un débat qui rouvre des plaies quand le président veut 
les fermer", a-t-il déclaré à Sud Radio et Public Sénat.  
    La décolonisation de l'Algérie, ses suites et les difficiles 
relations entre Paris et Alger ont laissé à droite et à gauche 
des séquelles, causes de nombreuses polémiques.  
     
    "PROVOCATION MÉMORIELLE" 
    Cette fois la mèche a été allumée le 11 mars par la députée 
LR des Alpes-Maritimes Michèle Tabarot dans une lettre ouverte à 
François Hollande. 
    Le 19 mars "reste synonyme d'une souffrance jamais éteinte 
pour les Pieds-noirs, les Harkis et leurs descendants" qui ont 
eu à choisir "entre la valise et le cercueil", écrit cette 
descendante de rapatriés d'Algérie. 
    Elle demande au chef de l'Etat de renoncer à prononcer un 
discours à cette occasion, devant le Mémorial national de la 
guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie, quai 
Branly, dans le XVe arrondissement de Paris. 
    D'autres dirigeants de droite lui ont emboîté le pas, comme 
le député LR Hervé Mariton, né à Alger, qui a dénoncé sur BFM  
TV et RMC une "provocation mémorielle". 
    "Pour moi, le départ d'Algérie est une tragédie et je ne me 
sens pas de marquer le 19 mars", a-t-il expliqué. 
    La présidente du Front national, Marine Le Pen, dénonce dans 
un communiqué une "commémoration du déshonneur" et accuse le 
chef de l'Etat de "violer" la mémoire des anciens combattants, 
harkis et rapatriés "morts pour la France" en Algérie. 
    L'hebdomadaire Valeurs Actuelles, proche de l'extrême 
droite, a lancé une pétition signée par près d'une vingtaine 
d'associations de rapatriés d'Algérie demandant non seulement 
l'abandon de la commémoration du 19 mars mais aussi que soient 
débaptisées les rues et places portant cette date.  
    L'entourage du chef de l'Etat assure que son intention est 
au contraire d'essayer d'apaiser et de rassembler. 
    Pour l'historien Benjamin Stora, la commémoration du conflit 
algérien reste pour la France un défi. "La guerre d'Algérie 
continue dans les têtes, les cœurs, les mémoires. Le problème 
décisif reste d'essayer d'y mettre fin", a-t-il dit à Europe 1. 
    Lui se rallie au choix du 19 mars car "le groupe le plus 
important de cette guerre, ça reste les (soldats) appelés". 
    "Un million et demi de jeunes hommes sont allés en Algérie 
et, pour eux, la date du 19 mars 1962 est fondamentale", a-t-il 
rappelé. "Elle signifie la fin des épreuves, le fait de 
retrouver sa famille et son travail." 
 
 (Avec Simon Carraud et Jean-Baptiste Vey, édité par Sophie 
Louet) 
 
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  • a.lauver il y a 9 mois

    C'est la droite qui allume la polémique ou Hollande qui l'allume en comémorant tout est n'importe quoi pour passer le temps?

  • charleco il y a 9 mois

    C'est souvent bien plus sage de ne rien faire....