France : la croissance peine à accélérer

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Même placé sous haute surveillance, l'Euro 2016 de football risque d'être boudé par des supporters. Il aura peu d'impact sur le PIB du deuxième trimestre. (© P. Huguen / AFP)
Même placé sous haute surveillance, l'Euro 2016 de football risque d'être boudé par des supporters. Il aura peu d'impact sur le PIB du deuxième trimestre. (© P. Huguen / AFP)

Le pays hôte de l’Euro 2016 aurait-il déjà mangé une grande partie de son pain blanc ? Les experts de la Banque de France sont, semble-t-il, enclins à le penser. Après un acquis de croissance de 1,1% au premier trimestre, les investisseurs pensaient légitimement que les prévisions de Bercy inscrites dans la loi de finances (+ 1,5%) allaient être dépassées.

Or l’institut d’émission a douché quel­que peu ce bel optimisme. Dans ses dernières projections macro­économiques, il table désormais, comme l’OCDE, sur une croissance limitée à 1,4% en 2016 et à 1,5% en 2017. Soit 0,2 point de moins que la moyenne des pays de la zone euro.

Appréciation de l’euro

Certes, les moteurs que sont la baisse des prix de l’énergie, la faiblesse des taux d’intérêt et accessoirement les allégements d’impôts restent allumés. Mais, aux yeux de la vieille dame de la rue La Vrillière, «l’environnement international est globalement moins porteur en juin qu’en décembre».

Depuis le dé­but de l’année, l’euro s’est ainsi apprécié de 4% vis-à-vis du dollar. Et la demande adressée à la France serait moins dynamique que prévu. Le commerce extérieur pèserait donc «très négativement sur la croissance en 2016, plus qu’en 2015» et ce d’autant que les importations resteraient soutenues par la forte demande interne.

Tourisme en berne

Quant au championnat d’Europe de football, qui se

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