France-La croissance au point mort au deuxième trimestre

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    * Croissance nulle au T3, celle du T2 relevée à +0,7% 
    * Les grèves ont pesé sur la production 
    * Stagnation de la consommation et recul de l'investissement 
des entreprises 
    * Les économistes plutôt rassurants sur l'objectif de 1,5% 
en 2016 
 
 (Actualisé avec commentaires d'économistes) 
    par Myriam Rivet 
    PARIS, 28 juillet (Reuters) - L'économie française a stagné 
au deuxième trimestre, accusant le contrecoup de son début 
d'année très vigoureux et les effets des perturbations liées au 
mouvement contre le projet de loi travail, sans que cela remette 
en cause le scénario d'une croissance proche de 1,5% en 2016, 
estiment les économistes.  
    Car l'Insee a relevé dans le même temps la croissance du 
premier trimestre à 0,7%, contre 0,6% annoncé précédemment. Et 
l'acquis pour 2016, à savoir le niveau du PIB si la croissance 
des deux derniers trimestres était nulle, reste à 1,1%. 
    La première estimation du PIB pour avril-juin s'avère 
inférieure aux prévisions des économistes interrogés par Reuters 
et de la Banque de France (à +0,2% dans les deux cas), ainsi 
qu'à la dernière prévision de l'Insee, publiée mi-juin, qui se 
situait à +0,3%. 
    Dans un communiqué, le ministre des Finances Michel Sapin 
reconnaît que le chiffre est "décevant". 
    Mais "au-delà des à-coups d'un trimestre à l'autre, 
l'économie française reste sur une dynamique de reprise qui ne 
remet pas en cause la prévision de croissance de 1,5% en 2016", 
déclare-t-il.  
    Ce diagnostic est partagé par Axelle Lacan, économiste de 
l'institut COE-Rexecode, pour qui, "avec un acquis de 1,1%, cela 
semble faisable." 
    Michel Martinez, économiste zone euro chez Société Générale 
CIB, juge également qu'"il n'y a pas de raison de s'inquiéter 
d'un retournement de croissance", même s'il souligne que "pour 
atteindre 1,5% en moyenne en 2016, il faudra 0,55% de croissance 
au 3e comme au 4e trimestres."  
    Les deux rappellent que ce contrecoup était attendu après un 
premier trimestre très dynamique, même si le freinage a été plus 
marqué que prévu.      
     La contribution de la demande intérieure finale à la 
croissance du trimestre a ainsi été nulle et celle de la 
variation des stocks des entreprises lui a coûté 0,4 point, 
seule celle du commerce extérieur, redevenue positive (0,3 
point), lui permettant de sauver les meubles. 
    L'arrêt des raffineries en raison de mouvements sociaux en 
mai et juin a pénalisé au printemps la production de biens 
manufacturés (1,0%), se répercutant sur la production totale de 
biens et services (-0,2%). 
    Mais de façon plus surprenante, la consommation des ménages, 
qui avait bondi de 1,2% au premier trimestre, a stagné, tant 
pour les biens (0,0%) que pour les services (-0,1%), bien que 
l'Insee ait signalé des dépenses en énergie toujours 
vigoureuses. 
    Cette consommation maussade s'est notamment reflétée dans 
les résultats de L'Oréal, le géant des cosmétiques ayant indiqué 
vendredi que la France lui avait coûté un point de croissance 
pour ses ventes globales au deuxième trimestre.       
     
    EFFET ATTENTAT ? 
    Il n'est pas garanti que le moteur traditionnel de 
l'économie française reparte à plein au troisième trimestre, 
dans un environnement marqué par une série d'attentats 
islamistes, dont l'attaque au camion qui a fait 84 morts le 14 
juillet à Nice.         
    "Les attentats avaient jusque là un effet temporaire sur la 
consommation des ménages, donc sur l'économie () mais là il y a 
un aspect répétitif qui va commencer à pénaliser plus 
durablement l'économie via notamment la hausse des coûts liés à 
la sécurité pour les entreprises", précise Axelle Lacan.  
    L'investissement global s'est contracté de 0,4% après trois 
trimestres de forte hausse, celui des entreprises reculant de 
0,2%. Il avait bondi de 2,1% au 1er trimestre à l'approche de 
l'expiration du dispositif fiscal de "suramortissement" des 
investissements productifs qui a été finalement prorogé d'un an. 
    Même si les économistes n'anticipent pas de rebond marqué de 
l'investissement des entreprises au cours de l'été, ils ne 
prévoient pas pour autant que celui-ci soit affecté par la 
perspective du "Brexit". 
    "Les enquêtes de juillet sur le climat des affaires n'ont 
pas montré d'impact majeur du Brexit en France, contrairement à 
ce qu'on a pu observer en Allemagne", a relevé Axelle Lacan. 
    
    De son côté, François Letondu (Société générale) estime que 
l'impact du Brexit sur la croissance se manifestera 
principalement via les exportations vers le Royaume-Uni et 
épargnera la confiance des entreprises françaises, d'autant plus 
qu'elles bénéficient de conditions de financement très 
favorables et évoluent avec un système bancaire solide.  
    Globalement, ces deux économistes anticipent une 
réaccélération très progressive au deuxième semestre qui 
conforterait l'objectif gouvernemental pour l'année. 
    "On reste sur une tendance de reprise modeste mais qui est 
quand même meilleure que ce qu'on connaissait au cours des 
années précédentes", souligne François Letondu.  
    "En 2015 on a eu exactement la même situation, c'est normal 
qu'une économie qui est relativement ouverte, qui fait face à 
des chocs notamment extérieurs assez importants (comme la baisse 
des prix du pétrole) connaisse des taux de croissances assez 
volatils", a-t-il estimé.  
     
    Statistiques détaillées sur le site de l'Insee : 
    http://bit.ly/2aBBdRi      
         
 Les indicateurs français en temps réel          ECONFR  
 Les indicateurs de la zone euro en temps réel   ECONEZ  
 Le point sur la conjoncture française           ECO/FR  
  
 (Edité par Yann Le Guernigou) 
 
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  • janaliz il y a 10 mois

    Mais non ! Le pitre dit que ça va mieux ! Ce n'est pas vrai, n'est-ce-pas... Décidément c'est un fichu men.teur...

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