France-La croissance accélère au 1er trimestre

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    PARIS, 29 avril (Reuters) - La croissance de l'économie 
française a accéléré à +0,5% au premier trimestre 2016, un 
niveau supérieur aux attentes, grâce à une forte hausse de la 
consommation des ménages et la poursuite de celle de 
l'investissement des entreprises, selon la première estimation 
publiée vendredi par l'Insee. 
    L'institut a confirmé dans le même temps le niveau de 
croissance du dernier trimestre 2015, +0,3%, ce qui fait que le 
produit intérieur brut de la France (PIB) a bien progressé l'an 
passé en moyenne de 1,2%, son niveau le plus élevé depuis 2011, 
après +0,2% en 2014. 
    Trente économistes interrogés par Reuters prévoyaient une 
hausse de 0,4% (prévision médiane) au 1er trimestre, leurs 
estimations allant de +0,1% à +0,4%. 
    La dernière prévision de l'Insee, publiée mi-mars, était 
également de +0,4%, de même que celle de la Banque de France. 
    Dans un communiqué, le ministre des Finances Michel Sapin 
estime qu'une "croissance solide est enclenchée, avec une 
consommation en forte hausse et un investissement des 
entreprises qui accélère". 
    L'acquis de croissance pour 2016, à savoir la marque pour 
toute l'année si le PIB des trois derniers trimestres devait 
stagner, "est déjà de 1% à l'issue du 1er trimestre, ce qui 
signifie qu'avec moins de 0,4% de croissance chaque trimestre, 
l'objectif de 1,5% (retenu par le gouvernement) sur l'année sera 
atteint", ajoute-t-il. 
    La contribution de la demande intérieure finale à la 
croissance du trimestre a été positive de 0,9 point, soit un 
plus haut depuis le dernier trimestre 2006. 
    Mais celle de la variation des stocks des entreprises, qui 
restait sur deux trimestres solides, a été négative de 0,2 point 
et la contribution du commerce extérieur reste dans le rouge à 
-0,2 point, en raison d'un léger recul des exportations et d'une 
hausse des importations. 
    Les dépenses de consommation des ménages ont augmenté de 
1,2%, soit leur plus forte hausse depuis fin 2004, cette 
progression concernant tant les biens fabriqués (+2,4%), que 
l'énergie (+1,5% à la faveur de températures plus basses que fin 
2015) et les services (+0,6%). 
    Ces derniers ont bénéficié notamment du rebond des dépenses 
dans l'hébergement-restauration, un secteur pénalisé fin 2015 
par les attentats islamistes de novembre à Paris et Saint-Denis. 
    L'investissement global a augmenté de 0,9% grâce aux 
entreprises (+1,6%), dont les dépenses dans ce domaine dépassent 
enfin le record établi au premier trimestre 2008, avant la 
crise. 
    Celui des ménages accuse en revanche un onzième trimestre 
consécutif de baisse, signe que le rebond signalé dans le  
logement peine à se concrétiser.   
     
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 (Yann Le Guernigou) 
 
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