France-La croissance à nouveau sur les rails

le
0

* Un rebond de 0,3% après la stagnation du printemps * L'objectif du gouvernement à portée de main * La croissance potentielle en deçà des années d'avant-crise (Avec commentaires d'économiste, détails supplémentaires) par Yann Le Guernigou PARIS, 13 novembre (Reuters) - L'économie française est revenue sur les rails d'une reprise modérée au troisième trimestre après son trou d'air du printemps, grâce à son traditionnel moteur, la demande intérieure. Le produit intérieur brut, qui avait stagné au deuxième trimestre, a ainsi rebondi de 0,3%, soit le niveau attendu par les économistes attendus par Reuters. L'acquis de croissance pour 2015, à savoir le niveau de l'ensemble de l'année si la croissance du dernier trimestre était nulle, se situe à +1,1% au 30 septembre, légèrement au-dessus du scénario retenu (+0,1%) par le gouvernement. "+0,3 % au 3ème trimestre : la croissance sera au moins de 1,1% en 2015. Les objectifs du gouvernement sont tenus", s'est félicité le Premier ministre Manuel Valls dans un message sur son compte Twitter. L'Insee a confirmé dans le même temps les chiffres des deux trimestres précédents - +0,7% pour le premier et 0,0% pour le deuxième - ce qui fait que la croissance sur les douze derniers mois atteint 1,2%, le rythme le plus élevé depuis fin 2011 pour l'économie française. Il passerait à 1,5% sur un an à fin 2015 si la dernière prévision de l'institut pour le quatrième trimestre (+0,4%) se confirme, soit le niveau à partir duquel, selon de nombreux économistes, l'économie française recommence à créer des emplois. L'Insee a fait état parallèlement d'une hausse de 0,1% de l'emploi salarié dans les secteurs marchands au troisième trimestre en France grâce au secteur des services. ID:nL8N137622 REPRISE CYCLIQUE FAIBLE Sur un an, il progresse globalement de 0,3% mais diminue légèrement (-2.700 postes) si l'on enlève les chiffres de l'intérim. Et les destructions d'emploi continuent de s'accumuler dans l'industrie depuis 2001, tout comme dans la construction qui connaît son 14e trimestre négatif consécutif. L'embellie de l'économie au troisième trimestre a été portée par la demande intérieure finale, à savoir pour l'essentiel la consommation des ménages (+0,3% après une stagnation au deuxième trimestre), avec des dépenses d'énergie en nette hausse, et l'investissement des entreprises (+0,7% après +0,5%). La consommation des administrations (+0,4% après +0,3%) reste dynamique alors que leur investissement (-1,0% après -1,8%) poursuit le recul amorcé depuis deux ans sur fond de rigueur budgétaire. La baisse de l'investissement des ménages se prolonge également, quoiqu'à un rythme moins prononcé (-0,5% après -1,1%) cohérent avec les quelques signes de redémarrage du secteur du logement. Le commerce extérieur a en revanche pesé. Sa contribution à la croissance a été négative à hauteur de 0,7 point mais compensée en totalité par un mouvement de restockage des entreprises. "On reste sur une tendance de reprise modérée, voire molle", déclare Michel Martinez, économiste à la Société générale. Il souligne que, avec tous les éléments positifs - taux bas, baisse de l'euro et du pétrole - à l'oeuvre depuis maintenant un an, la croissance aurait été plus forte avant la crise. "D'un point de vue historique, on est dans une reprise cyclique assez faible. La croissance potentielle de l'économie française est probablement très inférieure à ce qu'elle était dans le passé", dit-t-il. Le communiqué de l'Insee : http://www.insee.fr/fr/themes/info-rapide.asp?id=26&date=20151113 Les indicateurs français en temps réel ECONFR Les indicateurs de la zone euro en temps réel ECONEZ Le point sur la conjoncture française ECO/FR (Edité par Yves Clarisse)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant

Partenaires Taux