France-La colère monte parmi les policiers

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    * Des policiers ont manifesté en pleine nuit à Paris 
    * Polémique sur les recrutements annoncés dans la police 
 
    PARIS, 18 octobre (Reuters) - Les policiers qui ont 
manifesté dans la nuit de lundi à mardi sur les Champs-Elysées à 
Paris pour exprimer leur mécontentement appellent le 
gouvernement à prendre des mesures concrètes pour éviter un 
ras-le-bol généralisé des forces de l'ordre. 
    Dix jours après l'attaque au cocktail Molotov contre un 
équipage de police à Viry-Châtillon, près de 500 policiers, en 
tenue civile, ont circulé à bord de véhicules, gyrophares 
allumés, autour de l'Arc de Triomphe ainsi que sur l'avenue la 
plus célèbre du monde, avant de chanter la Marseillaise. 
    Chose rare, les policiers frondeurs, qui s'exposent à des 
sanctions, ont manifesté spontanément, hors de tout cadre 
syndical. Contactée par Reuters, la préfecture de police s'est 
refusée dans l'immédiat à tout commentaire. 
    Les manifestants reprochent au Premier ministre Manuel Valls 
et au ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve de multiplier 
les déclarations mais de ne pas leur donner réellement les 
moyens humains et matériels d'exercer leurs missions. 
    "On en a marre d'entendre que des collègues se font 
agresser. On a l'impression que ce n'est que de l'émoi, de 
l'empathie de la part du gouvernement, sans réponse véritable", 
a dit l'un d'eux sur BFM TV. 
    Le rassemblement, auquel participaient de nombreux policiers 
de l'Essonne, le département où se trouve Viry-Châtillon, avait 
débuté vers 23 heures devant l'hôpital Saint-Louis où est 
hospitalisé un adjoint de sécurité très grièvement brûlé le 8 
octobre par un cocktail Molotov. 
    Les policiers venus de toute l'Ile-de-France se sont ensuite 
rendus sirènes hurlantes vers 01h00 sur les Champs-Elysées pour 
exprimer leur colère. 
    Le lendemain de l'attaque de Viry-Châtillon, Manuel Valls et 
Bernard Cazeneuve s'étaient rendus dans des commissariats du 
département. 
     
    "EFFET DE MANCHE" 
    Le Premier ministre a ensuite annoncé le 11 octobre de 
nouvelles mesures de protection des policiers intervenant en 
zone sensible, avec la sécurisation des véhicules et des 
équipages. 
    Mais les syndicats de police n'avaient pas caché leur 
scepticisme. 
    Raillant la "promenade médiatique" de Manuel Valls et 
Bernard Cazeneuve à Viry-Châtillon, la CGT police a dénoncé un 
"effet de manche" et mis en doute la réalité des recrutements 
annoncés par le gouvernement. 
    "Selon le rapport annuel annexé au projet de loi de 
règlement du budget et d'approbation des comptes pour 2015 et la 
note d'analyse sur l'exécution budgétaire 2015, sortis le 25 mai 
2016, et ce malgré les promesses de création de 9.000 postes, ce 
sont seulement 110 emplois qui ont été créés dans la police 
nationale et 280 dans la gendarmerie", écrivait le syndicat. 
    Bernard Cazeneuve s'est élevé contre la mise en doute des 
embauches annoncées, affirmant le 13 octobre à Lyon que le 
gouvernement avait bien créé 9.000 emplois depuis 2012, alors 
que la droite en avait supprimé 12.000 les années précédentes. 
    "Je ne dis pas que les chiffres font une politique. Mais je 
crois à l'autorité de l'Etat, moins au besoin de vacarme 
derrière les tribunes", avait-il dit, visant une tribune dans la 
presse d'Alain Juppé, candidat à la primaire de la droite et du 
centre. 
 
 (Gérard Bon, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • glitzy il y a un mois

    C'est trop connu que la police vote à droite, ils ne doivent pas attendre trop de Hollande et de Valls.

  • CBARDAMU il y a un mois

    ...exact mlaure13.....un "Poutine" vite ....

  • mlaure13 il y a un mois

    Jusqu’à pas longtemps, la France était un Pays de « race blanche »…mais il est vrais qu’avec la rac//aille suédoise, ces fameuses « chances » pour la France, la physionomie du paysage a plus-que tendance à être passablement assombrie…:-(((