France-La Coface voit toujours un recul de 3,5% des défaillances

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    PARIS, 14 septembre (Reuters) - La Coface s'attend toujours 
à un recul de l'ordre de 3,5% des défaillances d'entreprise 
cette année en France malgré le coup d'arrêt au mouvement de 
baisse intervenu au deuxième trimestre. 
    Dans une étude publiée mercredi, l'assureur crédit anticipe 
une poursuite de l'amélioration l'an prochain, mais "plus 
graduelle" malgré une activité toujours bien orientée, la forte 
hausse des créations d'entreprises depuis 2015 devant se 
traduire mécaniquement par une accentuation des défaillances. 
    Sur les douze mois à fin juillet, le nombre de défaillances 
d'entreprise s'élevait à 59.400, soit 2,1% de moins qu'un an 
plus tôt mais un total quasiment identique à celui de fin mars 
(59.500). 
    Les chiffres du printemps, marqué par une remontée soudaine 
des défaillances en mai, ont souffert d'une comparaison avec une 
base 2015 très faible du fait d'un mouvement de grève dans les 
greffes des tribunaux de commerce qui a perturbé les 
enregistrements.  
    La situation devrait se normaliser d'ici la fin de l'année 
et, avec la poursuite du rebond du taux de marge des entreprises 
amorcé en 2014, les économistes de la Coface anticipent une 
baisse de 3,4% des défaillances en 2016, à 58.440. 
    Leur prévision de début d'année s'établissait à 58.700 sur 
la base d'un scénario de croissance du PIB de 1,6%, qui reste 
d'actualité. 
    La baisse devrait se prolonger en 2017 même si la Coface 
note que la croissance dynamique des créations d'entreprise 
(+15% hors auto-entrepreneurs sur un an à fin juin), se 
reflétera négativement dans l'évolution des défaillances, une 
entreprise sur trois faisant défaut au cours de ses trois 
premières années d'existence. 
    Le stock des entreprises françaises s'élevait à 4,2 millions 
en 2015, contre 3,5 millions en 2006, "ce qui conduira 
mécaniquement le rythme annuel des défaillances à un niveau 
supérieur à la moyenne d'avant crise", souligne l'assureur 
crédit. 
 
 (Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse) 
 
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