France-La CFDT valide le projet d'accord sur l'assurance chômage

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 (Avec réactions Umih et GPS) 
    PARIS, 29 mars (Reuters) - La CFDT a annoncé mercredi 
qu'elle validait le projet de convention d'assurance chômage sur 
lequel les partenaires sociaux se sont accordés mardi. 
    Les délégations CFDT, CFTC, FO et CFE-CGC ont jugé ce 
compromis "équilibré", tout comme celles des organisations 
patronales Medef, CPME et U2P ( ). La CFDT est la 
première organisation à valider formellement le texte.  
    La CGT a pour sa part critiqué "un texte contre les femmes, 
les travailleurs précaires et les seniors !" dans un communiqué 
mercredi. Son négociateur Denis Gravouil a laissé entendre mardi 
qu'elle ne signerait pas. 
    La CFDT déclare dans un communiqué que le projet "permet 
d'améliorer la sécurisation des parcours professionnels". 
    Avec cet accord, "le calcul de l'allocation est plus 
équitable et plus simple (...) et plus protecteur pour les 
personnes éloignées de l'emploi", poursuit-elle. 
    La confédération rappelle également que ce compromis "acte 
une augmentation temporaire des cotisations patronales et le 
maintien temporaire de la sur-cotisation sur les CDD d'usage" et 
"incite les branches à négocier pour limiter le recours en 
contrats courts et encadrer les CDD d'usage". 
    Du côté patronal, l'Union des métiers et des industries de 
l'hôtellerie (Umih) et le Groupement des professions de services 
(GPS), deux des secteurs les plus concernés par la question des 
contrats de très courte durée, ont en revanche déploré, dans des 
communiqués, l'accord conclu mardi. 
    "Le résultat de cette négociation stigmatise les branches 
ayant recours aux contrats courts d'usage et montre que la 
réalité économique des entreprises CHRD (cafés, hôtels, 
restaurants, discothèques-NDLR), comme d'autres entreprises de 
service, n'est pas prise en compte", écrit l'Umih. 
    L'Umih considère que le maintien de la surtaxation des 
contrats d'"usage" pénalisera et fragilisera le secteur de 
l'hôtellerie-restauration, qui revendique plus d'un million 
d'actifs. Un diagnostic partagé par le GPS. 
    "Nous appelons à l'ouverture d'une véritable concertation 
pour une réforme plus ambitieuse de l'organisation du travail, 
du droit du travail, de l'indemnisation du chômage, comme de la 
protection sociale", écrit cette organisation.  
    Le GPS estime que "les changements politiques qui 
s'annoncent", à la faveur des prochaines élections 
présidentielle et législatives, "devraient en être l'occasion". 
 
 (Jean-Baptiste Vey et Emmanuel Jarry, édité par Sophie Louet) 
 
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