France-La cession de Quézac à Nerios se heurte à l'opposition syndicale

le
0
    TOULOUSE, 8 juillet (Reuters) - Le groupe toulousain Nérios, 
propriétaire des eaux de Mont Roucous, ne pourra pas racheter 
les eaux de Quézac faute de feu vert de la CGT, a annoncé Nestlé 
Waters  NESN.S  qui détient la source lozérienne et se dit prêt 
à étudier d'autres projets. 
    "Suite au refus du syndicat majoritaire de signer un accord, 
la cession de Quézac par Nestlé Waters France à Nerios Groupe ne 
peut pas se réaliser", a indiqué le géant suisse dans un 
communiqué publié jeudi soir.  
    "Malgré des avancées significatives, et après avoir consulté 
ses adhérents, la CGT du site, syndicat majoritaire, a refusé de 
signer un accord collectif permettant la poursuite du processus 
de cession", a-t-il précisé, au lendemain d'une réunion qui 
s'est tenue mercredi en Lozère entre les partenaires sociaux et 
la direction.  
    Nérios était entré en négociations exclusives avec Nestlé 
Waters en mars dernier pour la reprise de la société Nestlé 
Waters Supply Centre qui embouteille l'eau de Quézac.  
    Son projet prévoyait un investissement dans l'outil 
industriel de 3,2 millions d'euros sur trois ans et la reprise 
de 34 salariés sur 53, contre 30 initialement.  
    Le groupe avait retiré en mai son offre suite à "la forte 
hostilité et de l'opposition de la CGT" avant de revenir sur sa 
décision.  
    Le syndicat majoritaire a toujours jugé l'offre de reprise 
de Nérios "inacceptable", affirmant qu'elle impliquait "une 
baisse des salaires de 30% et de la prime d'ancienneté de 50%". 
    La holding Nérios a été créée en 2007 par Jean-Claude Lacaze 
pour le rachat au groupe Danone de la société des eaux de Mont 
Roucous dont elle détient aujourd'hui plus de 70% du capital.  
    La société qui compte 29 salariés et affiche un chiffre 
d'affaires de 3,5 millions d'euros était selon Nestlé France "le 
meilleur candidat pour une reprise pérenne du site" de Lozère. 
    La période d'exclusivité est terminée mais le groupe suisse 
a indiqué qu'il pourrait désormais étudier les projets d'autres 
candidats potentiels à la reprise du site. 
    Un candidat au moins s'est déclaré en la personne d'Eric 
Besson, gérant de la société les Sources du Pétrin, avec lequel 
Nestlé Waters avait mis fin à des discussions exclusives en mai 
2015. 
    Récemment, l'entrepreneur ardéchois a de nouveau manifesté 
son intérêt pour la reprise des eaux de Quézac, en vente depuis 
janvier 2015. Il affirme avoir déposé en janvier dernier un 
dossier "mature" à Nestlé Waters qui n'a pas donné suite.  
 
 (Johanna Decorse, édité par Marine Pennetier) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant