France-La baisse du déficit doit rester prioritaire-CE

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    PARIS, 18 mai (Reuters) - A l'heure où François Hollande 
évoque de possibles baisses d'impôts pour l'an prochain 
 , la Commission européenne souhaite que la France 
consacre toutes les marges budgétaires dont elle pourrait 
disposer à la réduction de ses déficits et de sa dette. 
    Dans ses recommandations annuelles spécifiques à chaque pays 
publiées mercredi, l'exécutif européen prône également, en 
pleine controverse nationale sur le projet de loi Travail, une 
réforme des lois sociales pour inciter les employeurs français à 
embaucher en contrats à durée indéterminée. 
    La France, qui est toujours sous procédure de déficit public 
excessif de la part de l'exécutif européen, s'est engagée à 
plusieurs reprises à tenir la trajectoire promise à Bruxelles, 
visant à ramener celui-ci sous 3% du PIB en 2017. 
    Elle est parvenue à l'abaisser à 3,6% fin 2015, soit 0,2 
point de moins que prévu à l'origine, contre 4% un an plus tôt, 
un résultat dont la Commission a pris acte mais en estimant 
qu'il était surtout dû à des facteurs conjoncturels comme 
l'accélération de la croissance et les taux bas. 
    En dépit des assurances répétées de Paris, elle estime qu'il 
y a toujours "un risque que la France ne respecte pas ses 
engagements" et que, en conséquence, de nouvelles mesures seront 
nécessaires en 2017 pour y parvenir. 
    Dans ce contexte, la Commission invite la France à prendre 
les mesures structurelles nécessaires pour assurer une baisse 
durable de son déficit et à utiliser tous les gains 
exceptionnels qu'elle pourrait engranger "à la réduction du 
déficit et de sa dette". 
    Car elle s'inquiète que l'effort de 50 milliards d'euros sur 
les dépenses publiques mis en oeuvre par le gouvernement sur la 
période 2015-2017 ne suffise pas. 
    Pour elle, une présentation détaillée des mesures 
sous-tendant cet effort tout en s'assurant qu'elles prennent en 
compte la faiblesse de l'inflation serviraient à en améliorer 
l'efficacité. 
    Elle souhaite en outre que Paris intensifie cette année ses 
efforts d'identification des économies possibles par une 
évaluation des dépenses publiques, y compris celles des 
collectivités locales. 
    Les résultats en la matière ont été jusqu'ici modestes, 
juge-t-elle, en citant par exemple les fonds publics alloués au 
secteur du logement qui atteignent près du double de la moyenne 
européenne sans avantage notable. 
 
 (Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • frk987 il y a 7 mois

    Un jour l'UE comprendra peut-être que les socialos franchouillards sont des clowns...ne désespérons pas !!!!!

  • fdha il y a 7 mois

    ils sont vilains dans cette Commission!!!on peut craindre que mosco,égal à lui meme,n'ait pas eu bcp d'influences pour convertir ses petits" KAMARADs"

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