France-L'Unef écouté, mais toujours opposé à la loi Travail

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    PARIS, 6 avril (Reuters) - Le président de l'Unef, principal 
syndicat étudiant, s'est montré mercredi optimiste sur la 
possibilité d'obtenir des avancées du gouvernement, à condition 
de poursuivre la mobilisation contre le projet de réforme du 
Code du travail. 
    William Martinet a relevé, au cours d'un rendez-vous avec 
les ministres de l'Education nationale, du Travail et de la 
Jeunesse, un désaccord persistant sur ce projet de loi, mais dit 
avoir trouvé une oreille attentive sur d'autres sujets. 
    "Nous avons la conviction que nous arrivons à avancer. Il y 
a une réalité, ce rendez-vous avait une tonalité très différente 
du premier rendez-vous que nous avons eu avec le gouvernement", 
a déclaré le président de l'Unef, reçu début avril à Matignon. 
    "Là, il y a encore le désaccord sur le projet de loi 
Travail, j'insiste dessus, mais il y a un cadre de travail pour 
avancer sur des contre-propositions", a-t-il ajouté à la sortie 
du ministère de l'Education nationale. 
    Dans l'espoir de désamorcer le mécontentement d'une partie 
de la jeunesse, en pointe dans la contestation anti-loi Travail, 
le gouvernement a organisé une série de consultations avec les 
organisations de jeunes toute la journée de mercredi.  
    Ces rencontres devraient déboucher sur des annonces du 
Premier ministre, Manuel Valls, a priori en début de semaine 
prochaine. 
    Premier reçu par Najat Vallaud-Belkacem, Myriam El Khomri et 
Patrick Kanner, William Martinet a dressé la liste des sujets 
sur lesquels son syndicat entend obtenir des avancées - un accès 
plus facile à un emploi stable, une prolongation des droits de 
bourses pour les jeunes diplômés, les conditions de travail des 
apprentis et la formation professionnelle.   
    "C'est tous les sujets que nous avons mis sur la table et 
tous les sujets sur lesquels je crois que nous avons été écoutés 
par le gouvernement", a-t-il dit en quittant le ministère, tout 
en appelant les jeunes à maintenir la pression. 
    "Il y a une journée de manifestations samedi qui, je crois, 
va être déterminante dans sa capacité à faire bouger les lignes 
et à faire en sorte que ce cadre de dialogue engagé avec le 
gouvernement se concrétise par de véritables avancées", a 
insisté le président de l'Unef. 
    Mardi, la contestation a donné des signes d'essoufflement :  
23.800 personnes ont défilé dans les rues, contre 69.000 le 17 
mars et 43.000 le 24 mars, selon les chiffres du ministère de 
l'Intérieur. 
 
 (Simon Carraud, édité par Yves Clarisse) 
 
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