France-L'UMP Georges Tron entre en dissidence dans l'Essonne

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PARIS, 30 mars (Reuters) - L'UMP Georges Tron, renvoyé en cour d'assises pour viol, a annoncé lundi qu'il briguerait la présidence du conseil de l'Essonne bien qu'il ait été désavoué par les élus départementaux de droite. "Je me porterai candidat jeudi", a-t-il dit à Reuters, réservant ses explications à une déclaration ultérieure. Le département de l'Essonne, dirigé par les socialistes depuis 1998, a été conquis dimanche par la droite. Georges Tron a été élu dans le canton de Draveil, ville dont il est maire. Responsable de la campagne dans le département, il apparaissait comme le candidat naturel de la droite à la présidence de l'exécutif, dont l'élection se déroule jeudi. Son sort a été réglé lundi par les conseillers départementaux qui se sont prononcés lors d'un vote à bulletins secrets, par 15 voix contre 12, pour la candidature du maire UMP de Montgeron, François Durovray. Dimanche soir, ce dernier avait souhaité publiquement qu'"une solution" soit trouvée "pour que Georges Tron ne soit pas le prochain président de notre assemblée départementale". "Il est présumé innocent et a été légitimement élu sur le canton de Draveil. Mais nous avons un devoir d'exemplarité", a-t-il souligné. Georges Tron, ancien secrétaire d'Etat à la Fonction publique de Nicolas Sarkozy, a formé un pourvoi auprès de la Cour de cassation contre son renvoi aux assises pour viol. Le pourvoi est examiné mercredi. (Sophie Louet, édité par Yves Clarisse)

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