France-L'inflation 2016 revue en baisse à +0,1% - Les Echos

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    * Près de 4,0 milliards d'euros d'économies nécessaires 
    * Le gouvernement devra aussi compenser les nouvelles 
dépenses 
    * La charge de la dette contenue par l'inflation et les taux 
bas 
 
    PARIS, 6 avril (Reuters) - Le gouvernement va revoir en 
baisse à 0,1%, contre 1,0% auparavant, sa prévision d'inflation 
pour 2016 en France, ce qui le contraindra à procéder à des 
économies de près de 4,0 milliards d'euros pour respecter ses 
objectifs de réduction du déficit public, rapportent mercredi 
Les Echos. 
    Le nouveau scénario d'inflation figurera dans le programme 
de stabilité annuel présenté mercredi prochain en conseil des 
ministres, qui repose aussi sur une hypothèse de croissance 
maintenue à 1,5%, indique le journal. 
    Le ministre des Finances, Michel Sapin, a réaffirmé à 
plusieurs reprises la volonté du gouvernement de respecter son 
plan de marche sur le déficit public, en le ramenant à 3,3% du 
PIB en 2016 puis sous 3% (à 2,7%) en 2017, dans les clous du 
pacte de stabilité et de croissance, après avoir obtenu à deux 
reprises des délais de ses pairs européens. 
    Il sera aidé pour cela, au moins cette année, par la 
performance meilleure qu'attendue enregistrée en 2015, avec un 
déficit abaissé à 3,5% du PIB contre 3,8% prévu initialement 
 . 
    Le gouvernement mise également toujours sur une croissance 
de 1,5% de la richesse nationale en 2016 bien que les 
organisations internationales (FMI, OCDE) et la Commission 
européenne aient revu en baisse ces derniers mois leurs 
anticipations pour la France (de 1,2% à 1,3%). 
    Outre la croissance de l'activité, il s'appuie, pour réduire 
le poids de ses déficits, sur un programme de 50 milliards 
d'euros d'économies sur trois ans, dont 16,0 milliards cette 
année et 15,4 milliards en 2017. 
     
    NOUVELLE CORRECTION DU BUDGET 
    Ces économies étant calculées par rapport à une tendance de 
croissance, la faiblesse de l'inflation, à laquelle il a déjà dû 
s'adapter en 2015, lui complique la tâche.  
    Pour sa nouvelle prévision, il s'est calé comme il l'avait 
dit sur les dernières projections de la Banque centrale 
européenne, à savoir une hausse des prix limitée à 0,1% cette 
année contre 1,0% prévu dans le budget voté l'automne dernier. 
    Le ministère des Finances la voit repartir ensuite à 1,0% 
l'an prochain, indiquent Les Echos. 
    Les rentrées de TVA, la première des recettes fiscales, 
étant impactées par une inflation faible, Bercy avait dû 
corriger son budget 2015 en cours d'année en annulant une série 
de crédits programmés pour tenir sa trajectoire. 
    Pour 2016, les économies supplémentaires à trouver se 
chiffreraient à 3,8 milliards et pour 2017 à 5,0 milliards, 
selon Les Echos. 
    S'y ajouteront les compensations, promises à la Commission 
européenne, des nouvelles dépenses engagées depuis le début de 
l'année (plan emploi, aide aux agriculteurs, hausse du point 
d'indice des salaires des fonctionnaires) pour un montant déjà 
supérieur à 3,0 milliards d'euros rien que pour 2016. 
    A l'inverse, la faiblesse persistante des taux d'intérêt 
aura un effet positif sur la charge de la dette, de même que 
celle de l'évolution des prix pour la partie de cette dette 
indexée sur l'inflation.  
    La France a bénéficié l'an passé d'une baisse de 2,3 
milliards d'euros de cette charge d'intérêts, bien que sa dette 
ait augmenté de 56,6 milliards (à 2.096,9 milliards d'euros). 
 
 (Yann Le Guernigou, édité par Bertrand Boucey) 
 
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  • bsdm il y a 11 mois

    S'engager pour 2017 de la part d'un gouvernement qui ne sera plus là à la mi mai 2017 ,ce n'est pas trés sérieux !!

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