France-L'industrie veut accroître son poids dans l'économie

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    PARIS, 22 septembre (Reuters) - Le patronat juge possible de 
faire passer à 15%, contre 12% actuellement, le poids de 
l'industrie dans l'économie française d'ici cinq ans si l'Etat 
fait preuve d'une "forte ambition en matière de politique 
publique incitative". 
    Le Groupement des fédérations industrielles (GFI), qui 
regroupe la plupart des secteurs de l'industrie, a présenté 
jeudi 16 propositions pour y parvenir en rétablissant un "cycle 
vertueux" de compétitivité, croissance, investissement et 
emplois durables. 
    Il reconnaît que, sous le quinquennat de François Hollande, 
l'industrie française est parvenue à enrayer quinze ans de 
déclin, comme en témoignent l'amélioration récente des 
indicateurs de coût du travail ou du taux de marge des 
entreprises, mais que la situation "reste fragile". 
    Il met au crédit des gouvernements depuis 2012 la création 
de la Banque publique d'investissement, les mesures en faveur du 
financement des entreprises, les plans de développement liés à 
la "nouvelle France industrielle", la baisse des charges (CICE) 
et de fiscalité et la mise en place du dispositif de 
suramortissement des investissements. 
    Mais Philippe Darmayan, président du GFI, a déploré les 
"zigzags permanents" des pouvoirs publics entre mesures 
favorables et défavorables aux entreprises, comme la complexité 
du compte de pénibilité, voire les "changements en cours de 
route inacceptables". 
    Sur ce dernier point, il a cité l'abandon du projet de 
suppression de la C3S, une taxe sur le chiffre d'affaires, en 
2017 et son remplacement par une hausse du CICE et une baisse 
d'impôt pour les PME dont les effets se feront sentir sur 2018.  
   
    "Il faut créer un environnement de confiance", a dit le 
président du GFI.  
    Parmi les propositions avancées, figure la poursuite de 
l'allègement des charges sur les salaires pour aligner leur taux 
sur la moyenne européenne, avec un dispositif ciblant ceux 
au-dessus de 2,5 fois le smic pour favoriser la compétitivité 
des emplois qualifiés et la "montée en gamme" de l'industrie 
française. 
    Le GFI souhaite également la baisse des impôts pesant sur la 
production, une stabilisation de la fiscalité environnementale 
française, qu'il juge "une des plus élevées" en Europe, et un 
allègement de celle pesant sur la capital. 
    Il prône aussi la suppression de l'Impôt de solidarité sur 
la fortune, qu'il considère comme un "frein" à la transmission 
des PME par leurs dirigeants. 
 
 (Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse) 
 
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