France-L'export pénalisé de 5,6 mds en 2017 du fait du Brexit

le
0
    PARIS, 19 octobre (Reuters) - La décision des Britanniques 
de sortir de l'Union européenne se traduira par un manque à 
gagner de 5,6 milliards d'euros pour les exportateurs français 
en 2017, selon une estimation rendue publique mercredi par Euler 
Hermes.  
    Avant le référendum du 23 juin, le Royaume-Uni se 
positionnait comme la deuxième destination à l'export pour la 
France en 2017, avec une progression des exportations estimée à 
6,1 milliards d'euros, rappelle l'assureur-crédit. 
    "Avec la sévère dépréciation de la livre sterling, qui 
devrait engendrer une contraction des importations britanniques, 
nous estimons que les exportations françaises vers le 
Royaume-Uni ne croîtront finalement que de +0,5 milliards 
d'euros en 2017", observe Stéphane Colliac, économiste pays chez 
Euler Hermes, cité dans un communiqué.    
    Les trois secteurs qui pâtiront le plus de la situation, du 
fait de leur exposition au marché britannique, sont ceux des 
machines et équipements, de l'agroalimentaire et de la chimie. 
    La perte pour chacun de ces trois secteurs s'élèvera à 500 
millions d'euros sur la période 2017-2019, dans l'hypothèse où 
le Brexit se ferait sans accord de libre-échange, ce qui 
compliquerait fortement la relation commerciale entre l'UE et le 
Royaume-Uni.  
    Les pertes seraient légèrement moins élevées dans 
l'éventualité d'un Brexit assorti d'un accord de libre-échange, 
à 400 millions d'euros pour les machines et équipements et la 
chimie, et à 300 millions d'euros pour l'agroalimentaire, a 
précisé Stéphane Colliac à Reuters.     
    L'incertitude régnant sur les conditions du divorce entre le 
Royaume-Uni et l'Union européenne et notamment les modalités de 
leur relation commerciale - avec ou accord de libre-échange - va 
principalement peser sur le taux de change, et donc sur les 
exportations en valeur.  
    C'est justement parce que le levier de transmission est 
celui de la devise que les répercussions de ce choc se feront 
sentir assez rapidement, a souligné Stéphane Colliac.      
 
 (Myriam Rivet, édité par Yves Clarisse) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant