France-L'exécutif tente d'apaiser la fronde des policiers

le , mis à jour à 19:10
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    * Hollande rappelle son "soutien" aux forces de sécurité 
    * Le directeur de la police nationale hué à Evry 
    * Manifestations à Marseille, Toulouse, Nice 
    * Juppé dit comprendre l'état d'esprit des policiers 
 
 (Actualisé avec Cazeneuve, Urvoas, Cambadélis) 
    PARIS, 19 octobre (Reuters) - L'exécutif a multiplié les 
gestes d'apaisement mercredi pour tenter d'enrayer la fronde de 
policiers qui ont participé à de nouvelles manifestations 
spontanées en dénonçant la menace de sanctions brandie la veille 
par leur direction. 
    François Hollande a rappelé lors du conseil des ministres 
"son soutien et celui de son gouvernement" aux forces de 
sécurité ulcérées par les violences dont ils sont la cible, a 
dit le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll.  
    Pour tenter de reprendre la main sur un mouvement lancé hors 
de tout cadre syndical, le syndicat Unité SGP police FO a appelé 
à une "marche de la colère policière et citoyenne" le 26 octobre 
à Paris et en province.  
    Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, qui assure 
avoir considérablement renforcé les effectifs et les moyens des 
forces de l'ordre, a reçu les syndicats de policiers en fin 
d'après-midi.  
    Il a affirmé qu'il n'avait pas voulu "entrer dans un cycle 
de sanctions" mais "rappeler les principes", car "la police 
chargée de faire respecter la règle ne peut s'en affranchir". 
    "Le gouvernement est totalement déterminé à ce que la 
justice passe chaque fois qu'un policier ou qu'un gendarme est 
agressé", a ajouté Bernard Cazeneuve à l'issue de la rencontre.  
    Les syndicalistes ont obtenu une sorte de "Grenelle de la 
sécurité" au niveau de chaque département pour revoir les 
missions des policiers, a indiqué Jean-Claude Delage, secrétaire 
général d'Alliance.  
    "Le ministre a répondu à environ 20% de nos revendications", 
a déclaré sur BFM TV Philippe Capon, secrétaire général de 
l'Unsa Police, pour qui le ministre a surtout confirmé "des 
mesures qu'on connaissait déjà". 
    Le ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, devait 
également recevoir les syndicats en début de soirée et répondre 
aux critiques sur le laxisme supposé des juges. 
     
    UN MOUVEMENT INÉDIT 
    Les manifestants, qui se sont rassemblés lundi soir sur les 
Champs-Elysées et dans d'autres villes mardi soir, reprochent au 
Premier ministre Manuel Valls et à Bernard Cazeneuve de 
multiplier les déclarations mais de ne pas leur donner 
réellement les moyens d'exercer leurs missions. 
    Ce mouvement de protestation policière inédit survient dix 
jours après une attaque au cocktail Molotov contre deux 
patrouilles de police à Viry-Châtillon (Essonne) qui a 
grièvement blessé deux policiers, dont un est toujours 
hospitalisé.  
    Brandissant des pancartes "Solidarité avec nos collègues", 
plusieurs centaines de policiers se sont rassemblés dans la 
soirée à Evry (Essonne) où une réunion se tenait entre le 
directeur général de la police nationale Jean-Marc Falcone et 
les chefs de la brigade anticriminalité du département. 
    La manifestation s'est tenue dans un contexte tendu. La 
voiture de Jean-Marc Falcone a quitté les lieux sous les huées 
et sous les appels à la démission.     
    A Marseille, une centaine de policiers en tenue, regroupés 
dans une quarantaine de voitures de service, se sont rassemblés 
dans la nuit sur le Vieux Port pour exprimer leur "protestation 
et leur solidarité" après l'attaque dans l'Essonne.  
     
    "L'AUTORITÉ DE L'ETAT N'EST PLUS RESPECTÉE" 
    Des manifestations se sont également tenues à Nice et à 
Toulouse. 
    "Je peux comprendre leur exaspération, je peux comprendre 
leurs angoisses, leurs craintes", a déclaré mercredi Jean-Marc 
Falcone sur RTL. Mais "la police nationale n'a pas le droit de 
grève, elle peut exprimer son mécontentement (...) sur des 
manifestations ou des rassemblements de policiers en civil hors 
service". 
    "Ce qui s'est passé il y a deux jours sur Paris, c'est 
l'utilisation de véhicules et de moyens de la police nationale 
pendant les heures de service, et ça, ça n'est pas normal, ce 
qui a entraîné de ma part la saisine" de la police des polices 
(IGPN), a-t-il ajouté.  
    A six mois de l'élection présidentielle, la colère des 
policiers a pris un tour politique. Les policiers ont notamment 
reçu le soutien d'élus Les Républicains, comme Eric Ciotti, ou 
du Front national, dont sa présidente Marine Le Pen.  
    Invité sur France 2, Alain Juppé, candidat à la primaire de 
la droite et du centre, a déclaré qu'il comprenait "parfaitement 
l'état d'esprit des policiers". 
    "Assurer l'ordre public et la sécurité, ça suppose d'abord 
une volonté politique et une autorité respectée, or aujourd'hui 
l'autorité de l'Etat n'est plus respectée", a estimé l'ancien 
Premier ministre.  
    "Il est vraiment grand temps de rétablir l'autorité de 
l'Etat", a déclaré son principal rival pour la primaire Nicolas 
Sarkozy, pour qui les policiers "ont le droit d'exprimer leur 
colère en manifestant". 
    Le Premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe 
Cambadélis, a dénoncé "la patte" du Front national derrière les 
manifestations, ce que plusieurs dirigeants du parti ont 
démenti. 
    Des policiers s'exprimant sur les chaînes d'information ont 
jugé les propos du dirigeant socialiste "insultants". 
 
 (Marine Pennetier et Gérard Bon, avec Jean-François Rosnoblet à 
Marseille, Jean-Baptiste Vey et Elizabeth Pineau, édité par Yves 
Clarisse) 
 
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  • godste il y a 3 mois

    dehors les trotskystes :-)

  • adacunto il y a 3 mois

    un gouvernement d’incompétents

  • 2010jpge il y a 3 mois

    comportement de ces policiers : inadmissible !