France-L'exécutif brocardé pour la confusion sur la manifestation

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    * L'exécutif en difficulté depuis le début sur la loi 
Travail 
    * Pour une partie de la majorité, Valls fait tout de travers 
    * Cette cacophonie est à l'image du quinquennat, accuse la 
droite 
 
    PARIS, 22 juin (Reuters) - François Hollande et, surtout, 
Manuel Valls ont été vivement attaqués mercredi à gauche comme à 
droite pour la gestion confuse de la manifestation parisienne 
prévue jeudi par les opposants à la loi Travail, finalement 
autorisée. 
    Cette cacophonie vient à nouveau gripper le long débat sur 
cette loi controversée, dénoncée par une partie de la majorité 
et des syndicats mobilisés depuis trois mois dans la rue. 
    Après l'interdiction annoncée mercredi matin par la 
préfecture de police de la manifestation organisée à l'appel de 
la CGT, FO, FSU, Solidaires, l'Unef, l'UNL et la FIDL, une 
autorisation a été donnée quelques heures plus tard pour un 
autre parcours, plus court.   
    Une telle interdiction aurait constitué une première depuis 
1962. Une manifestation interdite par le gouvernement, organisée 
à l'appel des partis de gauche et de la CGT contre la guerre 
d'Algérie s'était traduite par la mort de neuf personnes, dont 
huit militants de la CGT, près du métro Charonne. 
    L'autorisation de la manifestation est néanmoins perçue 
comme une bonne chose par les analystes, qui soulignent que 
l'image d'un gouvernement de gauche aurait été écornée par une 
interdiction compliquée à faire respecter, la gauche de la 
gauche et des cégétistes étant prêts à la braver. 
    Raymond Soubie, l'ancien conseiller social de Nicolas 
Sarkozy, estime qu'il s'agit d'une "position de sagesse", même 
si la valse-hésitation a "redonné un élan et une raison de 
mobiliser à des gens qui n'en avaient plus très envie". 
    "Tous les conflits dans les entreprises sont éteints, 
aujourd'hui, donc le conflit allait sur la fin. Là, c'est 
fournir un motif supplémentaire, indépendamment de la loi, aux 
contestataires", a-t-il dit à Reuters.  
    La gestion de ce dossier est source de difficultés pour 
l'exécutif depuis son origine, de la présentation d'une première 
version reçue comme une provocation par tous les syndicats, aux 
violences dans les manifestations, en passant par son adoption 
en force en première lecture à l'Assemblée grâce au 49-3. 
     
    CAZENEUVE ASSUME 
    Après plusieurs heures d'incertitude mercredi quant à savoir 
qui avait pris la décision d'interdire la manifestation, le 
ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a assumé ce choix. 
    "J'ai demandé personnellement au préfet de police 
d'interdire la manifestation", a-t-il dit devant les 
journalistes.   
    Le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, avait 
auparavant refusé de clarifier les conditions de prise de cette 
décision, expliquant seulement que les principes pour la tenue 
de manifestations étaient fixés "collectivement" mais que la 
décision spécifique relevait de la préfecture de police. 
    Une partie de la gauche a pris pour cible Manuel Valls, que 
ses détracteurs accusent d'autoritarisme. 
    Le député Christian Paul, l'un des chefs de file des 
"frondeurs" socialistes, avait dénoncé une "faute historique" 
après l'interdiction de la manifestation, ciblant la "lourde 
responsabilité" de Manuel Valls.  
    A la gauche du PS, Jean-Luc Mélenchon a lui aussi attaqué le 
chef du gouvernement : "la manif officiellement interdite est 
officiellement autorisée à tourner en rond de façon statique. 
Valls obtus et confus", a-t-il écrit sur Twitter. 
    "On est zens nous, j'aimerais bien qu'à Matignon ils le 
soient autant", a quant à lui déclaré le secrétaire général de 
Force ouvrière, Jean-Claude Mailly. 
     
    "TOUT À L'ENVERS" 
    Des sources au sein de l'exécutif et des partenaires sociaux 
font porter à Matignon la responsabilité des déboires que 
connaît le projet de loi depuis le départ. 
    Selon l'une de ces sources, la première version du texte, 
jugée inacceptable par les syndicats réformistes, s'explique 
ainsi notamment par un "concours de testostérone" entre Manuel 
Valls et le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron. 
    "Macron l'a fait dysfonctionner", juge un député socialiste. 
"Il l'énerve tellement qu'il lui fait faire des bêtises".  
    Sur le fond, ce soutien de François Hollande dénonce une 
réforme du Code du Travail menée de travers depuis le début.  
    "Depuis six mois, Manuel Valls fait tout à l'envers. On peut 
faire plein de réformes : ça ne fait pas sens quand on ne donne 
pas de sens".  
    A droite, les critiques ont plu. "Il n'y a plus de 
gouvernement aujourd'hui, il y a une roue de la fortune, on ne 
sait pas quand ça va s'arrêter", a déclaré l'ancienne ministre 
Nathalie-Kosciusko Morizet.  
    L'ancien Premier ministre François Fillon, également 
candidat à la primaire de droite pour l'élection présidentielle, 
décrit lui aussi un gouvernement aux abois.   
     "Manifestation interdite à 10h et autorisée à 13h = résumé 
d'un quinquennat calamiteux", a-t-il écrit sur Twitter. 
 
 (Jean-Baptiste Vey, avec Sophie Louet, Elizabeth Pineau, 
Emmanuel Jarry, Simon Carraud, Emile Picy, édité par Yves 
Clarisse) 
 
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  • benoitdh il y a 6 mois

    Pirouettes, cacahuètes ........ainsi va la comptine gouvernementale!

  • M7034327 il y a 6 mois

    Ce gouvernement n'en est plus à un couac prêt... Depuis le 6 Mai 2012, ils sont en moyenne à 3-4 couacs par semaine. Aucune crédibilité.