France-L'ex-PS Guérini s'assure une nouvelle légitimité politique

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MARSEILLE, 29 septembre (Reuters) - L'ex-socialiste Jean-Noël Guérini, qui affrontera la justice le 13 octobre, a renforcé son influence politique dans les Bouches-du-Rhône à la faveur des sénatoriales, où il a "siphonné" les voix d'un PS en déroute. L'ancien homme fort du PS local, qu'il a quitté en avril avant d'en être exclu, a créé la surprise en obtenant dimanche trois sièges sous la bannière de son mouvement "La Force du 13", créé en avril, à égalité avec l'UMP, et loin devant la sénatrice socialiste sortante Samia Ghali qui a frôlé l'élimination. Jean-Noël Guérini a retrouvé son siège dans la chambre haute où entrent deux de ses alliés, Mireille Jouve et Michel Amiel. Sa liste "Faire gagner les Bouches-du-Rhône" a obtenu 30,10% des suffrages dans ce scrutin à la représentation proportionnelle. La liste du sénateur-maire sortant de Marseille, l'UMP Jean-Claude Gaudin, a recueilli 38,44%. "Ce résultat confirme la légitimité de mon combat politique", a souligné Jean-Noël Guérini, précisant avoir durant la campagne "visité 117 communes sur 119" pour "mesurer l'inquiétude des maires". Samia Ghali (9,75%) est la seule rescapée d'une gauche qui avait fait élire quatre sénateurs lors du précédent scrutin. Elle termine derrière le candidat du Front national Stéphane Ravier (12,39%), maire du VIIe secteur de Marseille, qui entre au Sénat avec le maire FN de Fréjus David Rachline. L'élue des quartiers Nord de Marseille n'a pas caché son amertume devant les dégâts de la dissidence de l'ancien patron local du PS, évoquant la distribution d"'argent public pour obtenir des voix". LE POIDS DES AFFAIRES JUDICIAIRES "Je m'étonne des piètres polémiques sur le soutien légitime que le conseil général apporte à l'ensemble des communes. Elle ne mérite pas de commentaires si ce n'est du mépris", a répliqué le président du conseil général des Bouches-du-Rhône. Son succès, Jean-Noël Guérini l'attribue au nombre croissant d'opposants à la métropole Aix-Marseille, mesure-phare du gouvernement qui doit être opérationnelle en 2016 et dont la très grande majorité des maires du département ne veut pas entendre parler. Un élan dont il veut profiter pour faire de "La force du 13" un parti à part entière afin d'aborder la bataille des cantonales en position de force au printemps 2015. Ses desseins politiques sont toutefois suspendus à l'issue des dossiers judiciaires qui le visent. Le 13 octobre, Jean-Noël Guérini comparaît devant le tribunal correctionnel de Marseille pour "détournement de fonds publics" dans une affaire de licenciement présumé frauduleux. Il est soupçonné d'avoir "arrangé" le licenciement de Jean-David Ciot, ancien membre de son cabinet, élu depuis lors député PS d'Aix-en-Provence et actuel responsable de la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône. Celui qui préside depuis 1998 aux destinées du conseil général du département reste également mis en examen, notamment pour association de malfaiteurs, dans deux autres affaires de malversations présumées sur des marchés publics de la région marseillaise. (Jean-François Rosnoblet, édité par Sophie Louet)

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  • mlaure13 le lundi 29 sept 2014 à 17:37

    On en crê-ve de cette ma-fia...c'est à désespérer de rester honnète !...

  • M7361806 le lundi 29 sept 2014 à 16:20

    Voila enfin un socialiste normal

  • M7361806 le lundi 29 sept 2014 à 16:12

    La justice est plus rapide pour les islamistes sa légitimité est en tole mais ce brave socialiste a encore beaucoup d'amis haut placés

  • M8252219 le lundi 29 sept 2014 à 15:55

    la justice traîne pour les puissants et c'est peu dire !!!!!!