France-L'évacuation de la "jungle" de Calais touche à sa fin

le , mis à jour à 14:43
0
 (Actualisé avec préfète) 
    CALAIS, Pas-de-Calais, 26 octobre (Reuters) - L'évacuation 
de la "jungle" de Calais touche à sa fin, a déclaré mercredi la 
préfète du Pas-de-Calais, qui a prédit que les derniers des 
quelque 6.000 migrants présents avant l'opération auraient 
quitté le bidonville dans les prochaines heures. 
    "C'est aujourd'hui la fin de la jungle", a dit Fabienne 
Buccio. "Il n'y a plus de migrants au sein de la lande." 
    Un journaliste de Reuters sur place a indiqué que de 
nombreux migrants tentaient de rentrer à l'intérieur de la 
jungle pour récupérer des effets personnels mais que les forces 
de l'ordre ne les laissaient pas passer. 
    La préfète a expliqué que 5.000 personnes avaient d'ores et 
déjà été "mises à l'abri" - dirigées vers des Centres d'accueil 
et d'orientation (CAO) dispersés dans tout le pays pour les 
majeurs ou placées dans un local en "dur" à Calais pour un 
millier de mineurs isolés dont certains iront au Royaume-Uni. 
    En début d'après-midi mercredi, le reste des migrants encore 
présents dans la zone - un millier - faisaient la queue devant 
le hangar où ils seront répartis vers différents CAO et Fabienne 
Buccio a assuré qu'ils auraient tous quitté le camp au plus tard 
dans la nuit de mercredi à jeudi.  
    "C'est une page qui se tourne et une page positive puisque 
ces gens sont accueillis en France et vont pouvoir commencer une 
nouvelle vie", a-t-elle dit à des journalistes.  
    Quatre Afghans ont été interpellés et placés en garde à vue 
pour avoir participé à la mise à feu des abris de fortune vides, 
provoquant de nombreux incendies dans le camp et, à plusieurs 
reprises, des explosions de bouteilles de gaz, a-t-elle ajouté. 
    Des moyens mécaniques plus importants que les petits 
tractopelles utilisés depuis le début du démantèlement seront 
mobilisés pour raser les abris restants, a-t-elle expliqué. 
    "Pour certains migrants, il s'agit d'une coutume de mettre 
le feu à leur habitation lorsqu'ils sont amenés à la quitter", a 
dit un porte-parole de la préfecture.  
    La préfecture assure qu'elle avait anticipé ce phénomène et 
prépositionné des pompiers qui ont toutefois mis du temps à 
intervenir. 
 
 (Pierre Savary et Matthias Blamont, édité par Yves Clarisse) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant