France-L'Etat ferme une mosquée radicale près de Paris

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 (Actualisé avec Valls sur France 3 et mosquée de Nice) 
    PARIS, 2 décembre (Reuters) - Le ministre de l'Intérieur a 
annoncé mercredi la fermeture d'une mosquée radicale à l'issue 
d'une opération de police qui a conduit à 22 interdictions de 
sorties du territoire et neuf assignations à résidence. 
    Les perquisitions dans la mosquée de Lagny-sur-Marne 
(Seine-et-Marne) ont permis de retrouver un pistolet 9 mm, un 
disque dur dissimulé, des documents sur le djihad et une 
assurance vie souscrite en 2012, a précisé Bernard Cazeneuve.  
    Cette opération conduira à la dissolution en conseil des 
ministres des trois associations "pseudo-cultuelles" qui 
occupaient les lieux où se trouvaient des salles de prière 
clandestines, a-t-il ajouté devant la presse. 
    La mosquée de Lagny sur-Marne restera fermée au moins 
jusqu'à la levée de l'état d'urgence, en février prochain, a dit 
Bernard Cazeneuve. 
    "À l'évidence, cette mosquée, qui faisait déjà l'objet de 
l'attention des services de renseignement, représentait un 
véritable danger", a par la suite déclaré sur France 3 le 
Premier ministre Manuel Valls, soulignant que l'enquête devrait 
déterminer si ce lieu de culte présentait un danger imminent.  
    "Là où il y a des discours contre les valeurs de la 
République, contre la France, là où il y a ces prêches de haine 
qui peuvent amener à la radicalisation d'un certain nombre de 
jeunes, il faut mener une lutte sans merci.  
    "Il n'y a de place pour les ennemis de la République", 
a-t-il ajouté.  
    Deux mosquées avaient déjà été fermées la semaine dernière à 
Lyon et Gennevilliers (Hauts-de-Seine) pour radicalisation, 
ainsi que plusieurs salles de prière clandestines. 
    Lors des questions au gouvernement, le ministre de 
l'Intérieur a par ailleurs mentionné la fermeture d'une 
quatrième mosquée, à Nice.  
    "De telles mesures de fermeture de mosquées pour motifs de 
radicalisation (...) n'avaient jamais été prises auparavant par 
aucun gouvernement, y compris en 2005 pendant l'état d'urgence" 
instauré lors d'émeutes urbaines, a-t-il souligné lors d'un 
point presse.   
    Selon Le Parisien.fr, l'ancien président de la mosquée de 
Lagny-sur-Marne, connu pour ses prêches radicaux, a fui en 
Egypte en 2014 avec une dizaine de ses fidèles. 
    Il est accusé d'avoir joué un rôle dans l'endoctrinement et 
le recrutement de volontaires pour le djihad en Syrie. 
 
 (Gérard Bon, avec Jean-Baptiste Vey, édité par Chine Labbé) 
 
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