France-L'enquête sur Uramin élargie à des faits de délit d'initié

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PARIS, 2 octobre (Reuters) - L'enquête sur les conditions du rachat en 2007 de la société minière canadienne Uramin par le groupe nucléaire français Areva AREVA.PA a été élargie début septembre à des faits présumés de délit d'initié, a-t-on appris vendredi de source judiciaire. Le Parquet national financier (PNF) a délivré un réquisitoire supplétif à la suite de la transmission d'une note de la cellule antiblanchiment Tracfin sur des flux financiers complexes, a-t-on précisé, confirmant une information du Monde. "L'enquête est là pour déterminer les bénéficiaires" de ces flux, a indiqué à Reuters la source judiciaire. "Il n'y a pour l'instant pas de mises en cause formelles." Le PNF a ouvert deux enquêtes début 2015 sur ce dossier : la première, qui vise l'acquisition d'Uramin par Areva, est ouverte des chefs d'escroquerie, d'abus de bien social et de corruption d'agent public étranger. C'est ce volet que vient élargir le réquisitoire supplétif. La seconde est ouverte des chefs de présentation de comptes inexacts, diffusion d'informations fausses ou trompeuses, abus de pouvoir, faux et usage de faux. L'acquisition d'Uramin en 2007 pour 2,5 milliards de dollars (1,7 milliard d'euros) a contraint Areva à inscrire dans ses comptes en 2010 et 2011 des provisions d'un montant total proche de 1,9 milliard d'euros pour tenir compte de la dévalorisation des actifs de la société, consécutive à une baisse des cours de l'uranium et de ses réserves estimées. (Chine Labbé, édité par Yves Clarisse)


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