France-L'enquête des "écoutes" visant Sarkozy suspendue

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PARIS, 24 septembre (Reuters) - L'enquête sur l'affaire dite des "écoutes" visant Nicolas Sarkozy est suspendue le temps que soient examinées les requêtes en nullité déposées par l'ancien président et son avocat, a-t-on appris mercredi de source judiciaire. La présidence de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris a demandé aux juges de ne pas produire de nouveaux actes d'enquête tant qu'elle ne s'est pas prononcée sur les nullités, a-t-on précisé. Nicolas Sarkozy et son avocat, Me Thierry Herzog, ont fait déposer mi-septembre plusieurs requêtes en nullité. L'ancien président, qui vient d'annoncer sa candidature à la présidence de l'UMP a été mis en examen en juillet pour "trafic d'influence actif", "corruption active" et "recel de violation de secret professionnel" dans ce dossier en lien avec Gilbert Azibert, ancien avocat général à la Cour de cassation. Ce dernier a été mis en examen des mêmes chefs, ainsi que Thierry Herzog, également mis en examen pour "violation du secret professionnel". Gilbert Azibert est soupçonné d'avoir communiqué à l'avocat de Nicolas Sarkozy des informations sur une procédure devant la Cour de cassation dans le dossier Bettencourt, pour lequel l'ex-président a bénéficié d'un non-lieu. Les soupçons sont apparus en marge d'une enquête sur des accusations de financement libyen de sa campagne électorale en 2007, poussant la justice à placer deux téléphones utilisés par l'ex-chef de l'Etat sur écoute les 3 et 19 septembre 2013. Ces interceptions auraient révélé que Nicolas Sarkozy et son avocat étaient bien renseignés sur la procédure alors en cours à la Cour de cassation sur l'affaire des soupçons d'abus de faiblesse aux dépens de la milliardaire Liliane Bettencourt. Les juges cherchent à établir si Nicolas Sarkozy a tenté de faciliter une promotion à Monaco de Gilbert Azibert en échange de renseignements sur l'avancée du dossier. Nicolas Sarkozy et Thierry Herzog avaient dénoncé des écoutes illégales. Le 20 mars dernier, dans une virulente tribune dans Le Figaro, l'ancien président avait fustigé un procédé digne de la Stasi, la police politique de l'ex-Allemagne de l'Est. (Nicolas Bertin, édité par Chine Labbé )

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  • frk987 le mercredi 24 sept 2014 à 10:16

    Quant on voit l'affaire Merah on se demande à quoi s'occupe le ministre de l'intérieur, même pas foutu de savoir qui entre sur le territoire, car là, on ne peut pas dire qu'ils sont entées illégalement, avec leur propre passeport en toute légalité. Pauvre FH et sa haine de Sarkozy, il n'y a que cela qui le motive.

  • M7097610 le mercredi 24 sept 2014 à 09:28

    question ecoutes, sarko-bismuth était au top et a même modifié la loi...sauf qu'il n'avait pas prévu que cette loi pouvait s'appliquer à lui ! c'est le Thomas Thévenou des ecoutes ! M. Sarko-bismuth étant avocat, il devrait se souvenir de l'adage nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude.

  • dhote le mercredi 24 sept 2014 à 09:26

    Bravo rodde12.

  • rodde12 le mercredi 24 sept 2014 à 09:18

    Comment prouver que les renseignements obtenus sur écoute ne sont pas falsifiés? On peut s'attendre à tout mais de toute façon lorsqu'on utilise de telles méthodes on n'est plus en démocratie et la question n'a plus d'importance. Il reste que l'l'hypocrisie est un hommage rendu par le vice à la vertu et que les principes demeurent. Un jour les dictateurs seront jugés.