France-L'avocat de Sarkozy écrit au procureur de Marseille

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PARIS, 2 novembre (Reuters) - L'avocat de Nicolas Sarkozy a annoncé lundi matin son intention de demander au procureur de la République de Marseille des explications sur les investigations menées sur son client par une juge marseillaise dans le cadre de l'affaire "Air Cocaïne". Selon le Journal du Dimanche, la juge chargée de ce dossier de trafic de drogue présumé entre la République dominicaine et la France a fait contrôler des factures téléphoniques de l'ex-président et la géolocalisation de ses portables. "C'est une atteinte à l'intimité de la vie privée, ce sont des mesures coercitives", a déclaré Thierry Herzog à Europe 1. Il a précisé qu'il adresserait dans la matinée une lettre au procureur de Marseille "pour savoir dans quelles conditions des investigations aussi approfondies" ont été menées à l'encontre du président du parti Les Républicains. Il a fait valoir que l'ancien chef de l'Etat étant aussi avocat et que le bâtonnier de Paris aurait dû être averti. Selon le Journal du Dimanche, Nicolas Sarkozy a utilisé le Falcon à bord duquel 700 kilos de cocaïne ont été saisis le 19 mars 2013 sur l'aéroport de Punta Cana et l'aurait réservé pour un vol Paris-Bordeaux qui devait avoir lieu deux jours après. Thierry Herzog a assuré que ce ne n'était pas le même avion mais a confirmé que c'était la même compagnie de location. "Nicolas Sarkozy n'a eu aucun contact avec les personnes mises en cause dans cette affaire", a poursuivi l'avocat, qui a dénoncé une volonté de traiter l'ex-chef de l'Etat différemment des autres citoyens. "Nous ne demandons pas pour lui un traitement de faveur (...) En revanche je n'accepte pas qu'il soit moins bien traité", a ajouté Me Herzog, qui a annoncé son intention d'engager "un certain nombre d'actions" en fonction des réponses du procureur de la République de Marseille. Interrogée dimanche par BFMTV, la ministre de la Justice, Christiane Taubira, a déclaré que les investigations de la juge marseillaise visant Nicolas Sarkozy concernait plutôt un soupçon d'abus de biens sociaux lié à des voyages de l'ancien chef de l'Etat en 2012 et 2013. Argument rejeté par Thierry Herzog : "Ces voyages (...) sont antérieurs à toutes les investigations qui sont faites et (...)notamment à l'interpellation de l'avion à Punta Cana." "C'est tout à fait hors sujet mais c'est une façon pour Mme Taubira d'essayer de justifier ce qui n'est pas justifiable", a-t-il ajouté. (Emmanuel Jarry)

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  • mo.conta le lundi 2 nov 2015 à 09:15

    tout pour l'empécher d'anéantir françois.......les roses ont la frousse