France-L'avocat de Fillon s'en prend aux journalistes du Monde

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PARIS, 12 novembre (Reuters) - L'avocat de François Fillon a accusé mercredi les deux journalistes du Monde à l'origine des révélations de l'affaire "Jouyet-Fillon" d'être des supplétifs d'une police politique et d'être à la disposition des opposants à Nicolas Sarkozy. Dans le livre "Sarko s'est tuer", les journalistes Fabrice Lhomme et Gérard Davet affirment que l'ancien Premier ministre a demandé au secrétaire général de l'Elysée Jean-Pierre Jouyet, lors d'un déjeuner le 24 juin dernier, de "taper vite" sur l'ex-chef de l'Etat pour ne pas "le laisser revenir". Après un démenti, Jean-Pierre Jouyet est revenu sur ses dires, affirmant que François Fillon lui avait effectivement parlé du dossier Bygmalion et du paiement des pénalités liées à l'invalidation de ces comptes. François Fillon, qui dément avoir tenu de tels propos et crie au complot, a amorcé une contre-attaque en préparant une plainte en diffamation et en réclamant devant la justice une copie intégrale de l'enregistrement de Jean-Pierre Jouyet effectué par les journalistes du Monde. "Je ne suis pas convaincu que ces deux journalistes soient des journalistes enquêteurs normaux", a déclaré mercredi Jean-Pierre Versini-Campinchi, sur Europe 1. "Ils ont un comportement d'auxiliaires ou de supplétifs d'une police politique, ça fait plusieurs années qu'ils ont un sujet qui est de taper sur M. Sarkozy, tout est bon". "Ils font de la politique ou tout au moins ils sont à la disposition de ceux" qui sont contre Nicolas Sarkozy, a-t-il ajouté. Le troisième participant au déjeuner du 24 juin, Antoine Gosset-Grainville, ex-directeur adjoint de cabinet de François Fillon à Matignon, puis bras droit de Jean-Pierre Jouyet à la Caisse des dépôts, a assuré qu'à aucun moment l'ancien Premier ministre n'avait sollicité une intervention lors de ce déjeuner. "Il se trouve que M. Fillon dit quelle est sa vérité, il y avait un tiers M. Gosset-Grainville qui dit la même chose que lui et M.Jouyet est seul avec ses déclarations", a dit Me Versini-Campinchi. (Marine Pennetier, édité par Yves Clarisse)

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