France-L'avocat d'Hermant demande la levée du secret défense

le
0
    LILLE, 17 décembre (Reuters) - L'avocat de Claude Hermant, 
soupçonné d'avoir aidé l'un des auteurs des attentats de janvier 
2015 à Paris, Amedy Coulibaly, à se procurer des armes, a 
demandé jeudi la levée du secret défense dans ce dossier. 
    La garde à vue de Claude Hermant a été levée jeudi après son 
audition mais il est également mis en examen depuis janvier dans 
une affaire de trafic d'armes qui lui vaut d'être en détention 
provisoire, ce que dénonce aussi son avocat. 
    "Il passe 48 heures en garde à vue, il ressort sans rien, 
sans mise en examen, sans même un statut de témoin assisté. S'il 
n'y a rien dans ces rapports frappés de secret défense, qu'on 
lève ce secret", a déclaré Me Maxime Moulin lors d'une 
conférence de presse. 
    "Dans un dossier d'antiterrorisme, on met les moyens, vous 
le voyez bien. Au bout d'un an, il est entendu, il ressort sans 
rien au bout de 48 heures, cela pose question", a-t-il ajouté.  
    Claude Hermant, 52 ans, a été interrogé de mardi à jeudi. 
Des armes retrouvées chez Amedy Coulibaly ont transité par une 
société de la compagne de cet ancien mercenaire, connu pour être 
un animateur des milieux extrémistes identitaires du nord de la 
France. Elle a aussi été interrogée. 
    Claude Hermant a dit aux enquêteurs avoir travaillé pour les 
services des douanes et la gendarmerie en tant qu'indicateur. 
    "La question est de connaître les intermédiaires dans les 
ventes d'armes qui ont eu lieu et de savoir qui savait quoi", a 
expliqué son avocat pour qui "il doit y avoir suffisamment 
d'intermédiaires pour que nos clients ne soient pas mis en 
examen". 
    Claude Hermant "ne connaît pas Coulibaly, il n'a pas 
remilitarisé d'armes", a-t-il affirmé.  
    Mediapart avait avancé en septembre dernier que les services 
français savaient dès janvier que la totalité des armes d'Amedy 
Coulibaly avait été importées par l'entreprise de Claude 
Hermant. 
    Cette information aurait été "oubliée" par les enquêteurs 
parisiens avant que les juges lillois enquêtant de leur côté sur 
un trafic d'armes ne se voient opposer le secret défense, 
ajoutait le site. 
 
 (Pierre Savary, édité par Emmanuel Jarry) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant