France-L'Assemblée entérine les comptes pour 2015

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    PARIS, 4 juillet (Reuters) - Les députés français ont 
entériné lundi l'exécution du budget et les comptes de l'année 
2015, qui montrent que le déficit public a baissé plus que ce 
qui avait été présenté dans la loi de finances initiale, 3,6 % 
du PIB contre 4,1% initialement prévu. 
    Selon ce projet de loi de règlement, cette baisse intervient 
parallèlement à une réduction des prélèvements obligatoires en 
2015 - 44,7% du PIB au lieu de 44,8% en 2014 -, "ce qui est 
inédit depuis l'année 2000", dit dans son rapport Valérie 
Rabault, rapporteure générale de la commission des Finances. 
    Quand au déficit de l'Etat, il a été réduit en 2015 de 3,9 
milliards d'euros par rapport à celui de 2014, à 70,5 milliards 
d'euros, soit une baisse de 20 milliards d'euros depuis le début 
de la législature en juin 2012, souligne encore la rapporteure. 
    La dette de l'Etat progresse de 48,8 milliards d'euros en 
2015, contre un rythme d'augmentation annuelle moyenne de 84,9 
milliards d'euros sur la période 2007-2012. 
    La charge de la dette s'est élevée en 2015 à 42,1 milliards 
d'euros, soit un montant inférieur de 2,2 milliards d'euros aux 
prévisions de la loi de finances initiale. 
    Le vote de ce projet de loi de règlement est acquis, le 
groupe PS et celui des radicaux de gauche y étant favorables. 
Seuls les groupes Front de gauche et Les Républicains (LR) et 
UDI (centriste), pour des raisons opposés, y sont hostiles. 
    "Après quatre années d'efforts, la remise en ordre de nos 
comptes publics a considérablement progressé", a dit Christian 
Eckert, le secrétaire d'Etat au Budget. 
    "En 2017, nous serons donc en situation de financer nos 
priorités, l'éducation, la sécurité et la justice, l'emploi 
enfin avec la poursuite du plan emploi annoncé en janvier 
dernier", a-t-il poursuivi. 
    Pour Gilles Carrez, président Les Républicains de la 
commission des Finances, c'est au contraire "un résultat en 
trompe-l'oeil qui masque des performances médiocres (...) même 
s'il y a quelques éléments positifs". 
    Le Sénat, où la droite est majoritaire, examinera à son tour 
ce projet de loi jeudi et le rejettera très certainement. 
    Une commission mixte paritaire sera ensuite convoquée afin 
de tenter - sans doute en vain - de parvenir à un texte commun 
aux deux assemblées. L'Assemblée, qui a constitutionnellement le 
dernier mot, votera le projet de loi le 18 juillet. 
 
 (Emile Picy, édité par Yves Clarisse) 
 
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