France-L'Afep à l'offensive sur la fiscalité des entreprises

le
0
    PARIS, 22 juillet (Reuters) - Le président de l'Afep réclame 
une baisse de la fiscalité des entreprises et appelle le 
gouvernement à mettre en place des mesures plus ambitieuses pour 
renforcer l'attractivité de la France, dans un entretien publié 
vendredi dans Les Echos.     
    Pierre Pringuet rejoint ainsi les propos tenus par son 
homologue du Medef Pierre Gattaz dans un entretien publié jeudi 
dans Le Figaro.   
    "Nous demandons qu'une baisse du taux d'IS (impôt sur les 
sociétés, ndlr) pour toutes les entreprises soit inscrite dans 
la prochaine loi de finances", déclare le président de l'Afep, 
qui regroupe les principales grandes entreprises privées 
françaises.         
    Le pacte de responsabilité prévoyait initialement pour 2017 
une baisse d'un point de l'impôt sur les sociétés (IS) et la 
disparition totale de la C3S. Mais François Hollande a annoncé 
dans un entretien accordé aux Echos fin juin que la dernière 
tranche du pacte, d'un montant de cinq milliards d'euros, 
prendrait la forme d'une augmentation du CICE et d'une baisse de 
l'IS pour les PME.   
    Pour Pierre Pringuet, cette annonce, qui "n'a été précédée 
d'aucune concertation", constitue "une rupture du pacte" et va à 
l'encontre de la nécessité de renforcer l'attractivité de la 
France dans un contexte de sortie programmée du Royaume-Uni de 
l'Union européenne.  
    D'autant plus que Londres a affiché son intention d'abaisser 
le taux de l'impôt sur les sociétés sous les 15%, une mesure 
dénoncée par le ministre français des Finances Michel Sapin, qui 
se déclare cependant favorable à une convergence fiscale et 
sociale au sein de l'Union européenne.     
    "Si on veut dérouler le tapis rouge, il faut des actes 
forts", plaide-t-il. "Ce n'est pas avec une mesure 
d'impatriation portée de cinq à huit ans qu'on va attirer la 
place financière de Londres à Paris", souligne-t-il en référence 
aux mesures annoncées par Manuel Valls au début du mois. 
     
    Outre une baisse de l'IS, Pierre Pringuet appelle le 
gouvernement à moduler la taxe sur les salaires, à cesser de 
soutenir le projet de taxe sur les transactions financières et à 
renoncer à la publicité du reporting pays par pays, une 
disposition de la loi "Sapin 2" contraignant les multinationales 
à rendre publiques certaines données pour chaque pays où elles 
sont implantées.         
 
 (Myriam Rivet, édité par Yves Clarisse) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant