France-Juppé lance ses dernières piques à Fillon et Sarkozy

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    LILLE, 18 novembre (Reuters) - Alain Juppé a profité 
vendredi à Lille de son dernier meeting avant le premier tour de 
la primaire de la droite pour décocher quelques flèches à 
destination de ses principaux rivaux, tout en défendant la 
dignité de sa campagne et la crédibilité de son programme 
présidentiel.  
    Le maire de Bordeaux a longtemps été le grand favori pour 
l'investiture présidentielle à droite mais le scrutin de 
dimanche s'annonce finalement particulièrement serré pour lui 
face à Nicolas Sarkozy et François Fillon, dont la récente 
progression dans les sondages s'est plutôt faite à son 
détriment. 
    Au lendemain d'un débat au cours duquel le député de Paris à 
été jugé le plus convaincant, Alain Juppé a de nouveau pris pour 
cible ses deux principaux rivaux. 
    "Je le dis en toute amitié à François Fillon, on ne 
supprimera pas 500.000 ou 600.000 fonctionnaires en cinq ans, ce 
n'est pas possible, je le dis à Nicolas Sarkozy il faut 
reconnaître ses erreurs : nous avons eu tort de supprimer 10.000 
postes dans les forces de l'ordre, de supprimer la double peine 
et de démanteler le renseignement territorial", a-t-il déclaré. 
    "Moi, j'ai voulu faire une campagne digne, une campagne de 
vérité la France a besoin de réforme profonde et radicale mais 
attention à la surenchère, il faut rester crédible", a-t-il 
ajouté en déplorant des attaques "calomnieuses et ignominieuses" 
à son encontre.    
    Devant 2.000 de ses partisans, Alain Juppé a également mis 
en avant la crédibilité de son programme présidentiel et le 
"courage et la persévérance" avec lequel il l'appliquerait en 
cas de victoire. 
    S'appliquant à défendre une alliance de fermeté et 
d'humanisme, l'ancien Premier ministre a rappelé les axes déjà 
connus de sa campagne et précisé "vouloir rendre 
imprescriptibles les crimes de terrorisme".     
    Dans la ville natale du général de Gaulle, Alain Juppé a 
cité à plusieurs reprises cette figure tutélaire en établissant 
des parallèles entre son propre programme et les valeurs du 
premier président de la Ve République. 
    "De Gaulle c'est le patriotisme et l'humanisme (...), c'est 
une certaine idée de la France que le sentiment inspire autant 
que la raison", a commenté Alain Juppé en vantant la richesse de 
la France et le besoin de redonner de l'espoir et de la 
confiance. 
     "La France est diverse, je n'en démordrai pas, des origines 
différentes, des couleurs de peau différentes, des religions 
différentes, c'est une force et il faut le respecter", a-t-il 
déclaré.  
    Le maire de Bordeaux a terminé son meeting en souhaitant 
"dire non à une France frileuse et oui à une France qui nous 
parle d'amour et pas de haine, dire oui à une France heureuse". 
 
 (Pierre Savary, édité par Myriam Rivet) 
 
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  • M4841131 il y a 2 semaines

    condamné, vieux , quelle belle vision de l'avenir pour les français